Ainsi donc, le maire de Québec est en furie. ''Son'' Festival d'Été, sa principale attraction estivale mis à part toutes les qualités touristiques de son village, sera dorénavant devancé par les FrancoFolies de Montréal.
Les FrancoFolies, se targuant d'être le deuxième festival de musique francophone au monde, après les Francofolies de Larochelle évidemment, dans la deuxième ville francophone du monde, après Paris, se doivent absolument d'attirer les grandes vedettes qui chantent dans la langue de Molière - autant ceux qui ont l'accent de Renaud que ceux qui chantent avec l'accent de Gerry Boulet - pour conserver leur crédibilité.
Toutefois, les artistes français connus tournent en juin et juillet, dates où ils peuvent se produire pendant les grands festivals européens comme à leurs concerts assignés. En août, ça devient plus compliqué. Le dirigeant des FrancoFolies, Alain Simard de Spectra, un petit Napoléon des finances publiques qui tente de Disney-ifier le centre-ville de Montréal, a quand même pris la seule décision qui s'imposait dans la situation où il était.
Mais Régis Labaume monte sur ses grands chevaux. En fait, ses petits chevaux, de Québec, plus des ponys, en fait. Et juste un, parce qu'on est en récession, et qu'à cause des fusions, Lévis et Ste-Foy ont aussi droit à leurs ponys. Mais il gueule fort sur son pony, le Régis, et il le fait devant les kodaks des médias!
Ça fait des réactions de chroniqueurs, quelque chose à lire pendant qu'il n'y a pas de hockey et que Jean Leloup et Éric Lapointe se tiennent tranquilles; ça divertit des gens qui ne s'intéressent pas habituellement à la musique francophone.
Ce que j'aime le plus de la réaction du maire Labaume, qui la rend différente de celles du Festival de Tadoussac et du comité de la Fête Nationale, c'est qu'il demande aux gouvernements, qui les subventionne pratiquement tous à 200% (dépenses, salaires et pertes), d'intervenir. C'est comme si Il Divo se plaignaient que Sony mettait plus d'argent en publicité à Céline Dion qu'à eux, alors qu'elle a beaucoup plus d'envergure internationale et attire beaucoup plus de gens et, donc, rapporte beaucoup plus d'argent en impôts...
J'ose espérer qu'il n'aura pas ce qu'il désire.
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mardi 11 août 2009
lundi 17 novembre 2008
Éric Lapointe Et Fumer Devant Public
J'aime quand les journalistes se formalisent de plaintes de lecteurs pour trouver un sujet sur lequel écrire...
Dans ce cas-ci, il y a un blogueur dont je n'avais jamais entendu parler (journaliste à La Voix De L'Est, semble-t-il) qui décide de se demander, ou enfin de demander, sans y répondre lui-même, si Éric Lapointe a le droit de fumer pendant ses spectacles, alors que la loi interdit de fumer dans les lieux publics et que, par conséquent, ses fans, eux, doivent aller fumer à l'extérieur.
Sujet de blog assez banal en soi qui provoque quand même une assez grande réaction en moi pour que j'y réponde, donc sûrement universel, en ce sens qu'il traite de droits, libertés, et des limites de l'art.
On tend à oublier que, talentueux ou pas, Éric Lapointe est un artiste. Un artiste dit 'de performance', puisque la plupart de ses revenus se gagnent sur scène.
Or, fumer fait partie de son personnage, donc de sa performance. Il joue au bum, il boit et fume sur scène, habillé en manteau de cuir et en jeans bleus, comme des milliers de 'rockers' depuis les années 60, de Renaud à Bruce Springsteen en passant par Judas Priest. Que ça lui plaise ou non, que ça plaise ou non aux personnes qui achètent ses billets, il faut qu'il joue le jeu, chaque soir.
Se plaindre qu'Éric Lapointe fume en spectacle, c'est comme se plaindre que Bob Dylan prononce mal ses mots, que Bono fait toujours des signes de croix et des speechs sur l'Afrique, que Mariah Carey éternise ses mots en fin de phrase, que Céline se tape le torse pour faire semblant d'être émotive, que Pierre Légaré est chauve.
Surtout que Lapointe est hyper-médiatisé au Québec. On sait de quoi il a l'air, à quoi s'attendre à chaque show.
Faut être con pour payer pour, et faut être doublement plus con pour s'en plaindre après coup.
Dans ce cas-ci, il y a un blogueur dont je n'avais jamais entendu parler (journaliste à La Voix De L'Est, semble-t-il) qui décide de se demander, ou enfin de demander, sans y répondre lui-même, si Éric Lapointe a le droit de fumer pendant ses spectacles, alors que la loi interdit de fumer dans les lieux publics et que, par conséquent, ses fans, eux, doivent aller fumer à l'extérieur.
Sujet de blog assez banal en soi qui provoque quand même une assez grande réaction en moi pour que j'y réponde, donc sûrement universel, en ce sens qu'il traite de droits, libertés, et des limites de l'art.
On tend à oublier que, talentueux ou pas, Éric Lapointe est un artiste. Un artiste dit 'de performance', puisque la plupart de ses revenus se gagnent sur scène.
Or, fumer fait partie de son personnage, donc de sa performance. Il joue au bum, il boit et fume sur scène, habillé en manteau de cuir et en jeans bleus, comme des milliers de 'rockers' depuis les années 60, de Renaud à Bruce Springsteen en passant par Judas Priest. Que ça lui plaise ou non, que ça plaise ou non aux personnes qui achètent ses billets, il faut qu'il joue le jeu, chaque soir.
Se plaindre qu'Éric Lapointe fume en spectacle, c'est comme se plaindre que Bob Dylan prononce mal ses mots, que Bono fait toujours des signes de croix et des speechs sur l'Afrique, que Mariah Carey éternise ses mots en fin de phrase, que Céline se tape le torse pour faire semblant d'être émotive, que Pierre Légaré est chauve.
Surtout que Lapointe est hyper-médiatisé au Québec. On sait de quoi il a l'air, à quoi s'attendre à chaque show.
Faut être con pour payer pour, et faut être doublement plus con pour s'en plaindre après coup.
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lundi 10 novembre 2008
Relève, Jeunesse... Jusqu'à Quel Âge?
J'ai reçu aujourd'hui un courriel m'informant d'un spectacle de la relève qui aura lieu ce mercredi, le 12 novembre à 20h00 à la Salle Pierre-Mercure de la Place Des Arts.
Et le foutu Boom Desjardins... Déjà que La Chicane nous a fait chier pendant 5 ans, qu'on se le tappe encore à la radio et la télé trop fréquemment en solo - on va nous faire croire qu'il est de la relève? Me semblait que la relève, c'était pour les talents de demain. Non seulemnet demain n'est pas hier, mais côté talent, on repassera. À comparer avec Boom Desjardins, Éric Lapointe a la prestance de Mick Jagger alors qu'il devrait être Sammy Hagar, genre.
Donc... Relève, Jeunesse... Jusqu'à Quel Âge?
C'est une question que je me pose depuis longtemps. Au moins 15 ans - donc, depuis l'âge de quinze ans. À l'époque, côté culture (chanson, en fait), pour les jeunes, la relève, il y avait le concours CHOM-L'Esprit pour les anglos et l'Empire Des Futures Stars de CKOI, et quelques autres concours officiels plus prestigieux pour les chanteurs ou compositeurs en solo (celui de Granby, surtout).
Ensuite, j'imagine, se sont créés, par necessité, CÉGEP En Spectacle et autres Ma Première Place Des Arts, plus souvent qu'autrement où le vainqueur était oublié en moins de deux ans (allo Kermess!) et où 11 des douze finalistes avaient peu d'avenir dans le domaine.
On a ainsi enduré Rude Luck pour finir avec Luck Mervil et Rubberman pour finir avec Jonas, et The Respectables pour finir avec Les Respectables.
De nos jours, la plupart de ces concours existent encore, parfois sous d'autres formes ou d'autres noms, mais plus au niveau de popularité qu'ils avaient il y a 10 ou 15 ans (sauf le Festival De La Chanson De Granby, évidemment, le meilleur endroit pour percer pour les auteurs-compositeurs-interprètes).
Ainsi, au lieu de se tourner vers les concours boboches, les artistes dits de la relève se tournent vers les gouvernements pour avoir des bourses qui leur permettent d'enregistrer des albums (on fait de notre possible pour oublier que le gouvernement fédéral a aboli la plupart des programmes d'aide aux créateurs, ici, et on assume qu'il les referra naître de leurs cendres).
Mais même les gouvernements ne sont pas clairs dans ce qu'ils considèrent comme étant la jeunesse et la relève. Parfois ça arrête à 25 ans, d'autres 30. Pour certains programmes, ils vont jusqu'à 35 ans.
J'ai 30 ans et je n'ai jamais eu de hit qui joue à la radio (je n'en aurai jamais). Suis-je jeune, ou de la relève? Non. Absolument pas. Kurt Cobain est mort à 27 ans, 4 albums derrière la cravate (le chandail de pyjama?), il est mort jeune en ce sens que l'espérance de vie en 1994 dépassait les 90 ans, mais il avait beaucoup fait, beaucoup vécu, et avait le droit de vote depuis presque 10 ans...
Déjà, à 25 ans, on comprend le monde, comment il fonctionne, comment il tique; on connaît ses capacités, ses limites, les lois. On s'est fait une idée de ses principes, ses croyances. Au Québec, c'est 7 ans de droit de vote, de droit de boire, d'acheter des cigarettes, d'aller en prison. 9 ans de permis de conduire. On est loin de la jeunesse. On est loin de la relève.
Passé 25 ans, donc, faudrait pouvoir laisser la place aux vrais jeunes, les 16-25 ans, pour qu'ils puissent se pratiquer aussi avec le droit à l'erreur qu'être de la relève implique. Il est temps d'aller dans le vrai monde et se mesurer aux vrais professionnels, quitte à tout perdre et réaliser qu'on n'y a pas sa place - ou pour se faire son propre petit coin où faire sa petite affaire.
La fait de ne pas avoir eu sa chance avant 25 ans ne devrait pas faire en sorte de bloquer l'accès aux mêmes droits et privilèges aux plus jeunes.
Boom Desjardins: laisse la relève tranquille.
Artistes présents: Steve Veilleux (Kaïn), Boom Desjardins, Renée Martel, Marie-Lucie Béland, Simon Petit et Sarah Jones.Bon. Kaïn, nommé pour certains prix au Gala de L'ADISQ il y a une semaine, c'est relativement nouveau. Passe. Marie-Lucie Béland, Simon Petit et Sarah Jones - connais pas; ce doit être de la relève. Renée Martel? Si ce n'est pas pour animer la soirée, vraiment, je ne comprends pas - à moins que ce soit parce que vu son âge avancé, elle a plus de difficulté à se relever lorsqu'elle s'assoit...
Et le foutu Boom Desjardins... Déjà que La Chicane nous a fait chier pendant 5 ans, qu'on se le tappe encore à la radio et la télé trop fréquemment en solo - on va nous faire croire qu'il est de la relève? Me semblait que la relève, c'était pour les talents de demain. Non seulemnet demain n'est pas hier, mais côté talent, on repassera. À comparer avec Boom Desjardins, Éric Lapointe a la prestance de Mick Jagger alors qu'il devrait être Sammy Hagar, genre.
Donc... Relève, Jeunesse... Jusqu'à Quel Âge?
C'est une question que je me pose depuis longtemps. Au moins 15 ans - donc, depuis l'âge de quinze ans. À l'époque, côté culture (chanson, en fait), pour les jeunes, la relève, il y avait le concours CHOM-L'Esprit pour les anglos et l'Empire Des Futures Stars de CKOI, et quelques autres concours officiels plus prestigieux pour les chanteurs ou compositeurs en solo (celui de Granby, surtout).
Ensuite, j'imagine, se sont créés, par necessité, CÉGEP En Spectacle et autres Ma Première Place Des Arts, plus souvent qu'autrement où le vainqueur était oublié en moins de deux ans (allo Kermess!) et où 11 des douze finalistes avaient peu d'avenir dans le domaine.
On a ainsi enduré Rude Luck pour finir avec Luck Mervil et Rubberman pour finir avec Jonas, et The Respectables pour finir avec Les Respectables.
De nos jours, la plupart de ces concours existent encore, parfois sous d'autres formes ou d'autres noms, mais plus au niveau de popularité qu'ils avaient il y a 10 ou 15 ans (sauf le Festival De La Chanson De Granby, évidemment, le meilleur endroit pour percer pour les auteurs-compositeurs-interprètes).
Ainsi, au lieu de se tourner vers les concours boboches, les artistes dits de la relève se tournent vers les gouvernements pour avoir des bourses qui leur permettent d'enregistrer des albums (on fait de notre possible pour oublier que le gouvernement fédéral a aboli la plupart des programmes d'aide aux créateurs, ici, et on assume qu'il les referra naître de leurs cendres).
Mais même les gouvernements ne sont pas clairs dans ce qu'ils considèrent comme étant la jeunesse et la relève. Parfois ça arrête à 25 ans, d'autres 30. Pour certains programmes, ils vont jusqu'à 35 ans.
J'ai 30 ans et je n'ai jamais eu de hit qui joue à la radio (je n'en aurai jamais). Suis-je jeune, ou de la relève? Non. Absolument pas. Kurt Cobain est mort à 27 ans, 4 albums derrière la cravate (le chandail de pyjama?), il est mort jeune en ce sens que l'espérance de vie en 1994 dépassait les 90 ans, mais il avait beaucoup fait, beaucoup vécu, et avait le droit de vote depuis presque 10 ans...
Déjà, à 25 ans, on comprend le monde, comment il fonctionne, comment il tique; on connaît ses capacités, ses limites, les lois. On s'est fait une idée de ses principes, ses croyances. Au Québec, c'est 7 ans de droit de vote, de droit de boire, d'acheter des cigarettes, d'aller en prison. 9 ans de permis de conduire. On est loin de la jeunesse. On est loin de la relève.
Passé 25 ans, donc, faudrait pouvoir laisser la place aux vrais jeunes, les 16-25 ans, pour qu'ils puissent se pratiquer aussi avec le droit à l'erreur qu'être de la relève implique. Il est temps d'aller dans le vrai monde et se mesurer aux vrais professionnels, quitte à tout perdre et réaliser qu'on n'y a pas sa place - ou pour se faire son propre petit coin où faire sa petite affaire.
La fait de ne pas avoir eu sa chance avant 25 ans ne devrait pas faire en sorte de bloquer l'accès aux mêmes droits et privilèges aux plus jeunes.
Boom Desjardins: laisse la relève tranquille.
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