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vendredi 14 mai 2010

Ça Va Faires Les Crisses De Niaiseries

Ok, tabarnak, ça va faire.

Il y a une dizaine de jours, le vénérable Pierre Rinfret, un nom qui sonne à mes oreilles les mots/compagnies ''CKAC et Journal De Montréal'' a déclaré, à l'émission sportive de V, L'Attaque À Cinq, que ceux qui avaient prédit une victoire du Canadien (de Montréal) contre les Capitals de Washington ne connaissaient rien au hockey.

Évidemment, j'étais outré. J'allais écrire une entrée de blogue l'envoyant promener et démontrant le pourquoi et le comment de ma propre déclaration selon laquelle le CH allait gagner (en 6, j'étais off d'une partie) - et pourquoi et comment je connaissais plus le hockey moderne que lui, vu que dans les 19 dernières années, j'ai vu plus de 3000 matchs de la LNH, mais aussi avec des statistiques à l'appui (genre que dans les 25 dernières années, le gagnant du trophée des Présidents s'est rendu en finale de la Coupe Stanley seulement 5 fois, donc que c'était rare, même si, à chaque année, les experts prédisaient la finale au premier de la saison régulière, en épais; c'est aussi pourquoi j'avais choisi les Capitals pour finir premiers en saison mais les Flyers pour se rendre jusqu'en finale, dans l'Est, même si je les voyais 5e au classement de la conférence, encore, off d'une seule place).

Mais, la vie étant La Vie, j'avais d'autres chats à fouetter. Comme dirait Dédé Fortin, ''l'amour, la mort, pis toute''.

Mais ce soir, pour la troisième fois, Jean Perron ressort, à la même émission, le même pronostic. Hey, Champion, ça va faire, me faire traiter de cave.

Surtout que Perron a la fâcheuse habitude de croire que parce qu'il a dirigé dans la LNH à une toute autre époque et a gagné une Coupe inattendue donnée par Patrick Roy pratiquement seul, malgré une équipe qui comptait en ses rangs des futurs membres du Temple de la Renommée tels Bob Gainey, Larry Robinson, Roy, Guy Carbonneau et Claude Lemieux. Ça se peut que je n'aille pas joué dans la grande ligue, oui, mais j'ai joué jusqu'au niveau junior avec 10 gars qui se sont rendus dans la LNH, en allant au secondaire avec 4 autres qui s'y sont rendus, et je regarde, mange et analyse du hockey de 3 continents, 7 ligues et 4 réseaux nord-américains depuis plusieurs années. Ça se peut-tu qu'en regardant coacher Scotty Bowman, Jacques Lemaire et Viacheslav Bykov, on en apprenne plus sur le hockey qu'en étant Christian Laflamme qui a quand même joué dans la LNH, mais pour la pire équipe que le CH ait mis sur la glace?

Sans compter que pendant 5 étés consécutifs, je suis allé donner des cliniques sur l'art de garder les buts dans des écoles de hockey avec des pros de la LNH à mes côtés...

Anyway, le but n'est pas de me vanter, ni de démontrer que j'ai la science infuse, mais bien de montrer à quel point ces prétendus ''experts'' se voient plus haut que leurs téléspectateurs et auditeurs. Le pire, c'est que plus souvent qu'autrement, ces vantards et morons-là ont des émissions à la télé et la radio, c'est malade, ils dominent les ondes. Pour vrai, à part Bob McKenzie, René Pothier et, mettons, Tony Marinaro pour ses plugs de la mort, on parle de vétérans du métier, blasés, qui quittent le Centre Bell après deux périodes et écoutent la fin de la game distraitement dans leur char (soit à CKAC ou à la super-partisane CJAD)  en s'en allant chez eux, en parlant sur leur cellulaire avec leur femme pour savoir s'il reste du lait dans le frigo. Et qu'en plus, la moitié de ces sbires (allo, Jean-Charles) ont eu leur job au JdM à une époque où écrire sans faute d'orthographe mais avec une syntaxe de 5e année (primaire) était considéré comme un accomplissement magistral et valait un emploi de journaliste.

Je sais que je vais en faire chier plus d'un avec cette entrée, et probablement même que mon oncle qui anime l'émission du matin à CKAC en fera partie, mais j'ai été élevé par le fils d'un chef de section au Montréal-Matin qui hébergeait des joueurs du CH dans les années 50, 60 et 70; j'ai été élevé à entendre que Maurice Richard a failli être échangé ou même congédié mais que sa détermination plus que son talent l'ont mené à la gloire.

En fait, même en deuxième ronde, on a tenté, à la tivi et à la radio (sauf mon oncle et Gabriel Grégoire, qui sévissent à la même émission), de me faire la morale en me poussant ces mêmes leçons: Pittsburgh va gagner parce que Crosby, contrairement à Ovechkin, a du coeur, de la détermination, c'est un vrai leader.

Constat final: Ovechkin: 5 buts, 5 passes, 10 points, 60 tirs au but en 7 matchs contre le Canadien; Crosby: 1 but, 3 passes, 4 points, moins impliqué et spectaculaire que son coéquipier Malkin - et des dizaines d'exemples de problèmes de comportement, de braillard à mauvais perdant, vraiment pas des qualités de leader, de capitaine. C'est qui, le chokeur, maintenant?

Et l'important, l'essentiel?

Ce n'est pas qu'un joueur hausse son jeu d'un cran, c'est qu'une équipe le fasse, contre l'adversité.

Crosby a été menotté par le moins élégant patineur de la ligue (Hal Gill) et une verte recrue (P.K. Subban). Dan Bylsma n'a pas voulu tenter de contrer le meilleur franc-tireur des séries (Michael Cammalleri) de la même façon, en se disant que ''dans un café, la crème remonte toujours à la surface'', une déclaration toute-Pittsburghienne: le dernier à l'avoir fait, c'est Jaromir Jagr, en séries contre les Islanders, en 1993. Les Islanders ont gagné et se sont rendus en finale de conférence, qu'ils ont perdue, aux mains... du Canadien.

Se rappeller ça, c'est connaître son hockey. Demandez à votre confrère Marc De Foy, il vous dira la date exacte de la déclaration de Jagr. Et de Bylsma. Il pourrait même vous en sortir une similaire d'Alex Delvecchio, si ça se trouve.

Et connaître son hockey, ça veut dire savoir quand ne pas parier contre un gardien 'hot' comme Jaroslav Halak; si vous ne savez pas qui il est, j'en parle ici et ici sur mon blogue sportif, les grands. En séries, ça prend un gars dans le filet qui n'a pas peur de se mesurer à des adultes, pas un gars qui a gagné le championnat mondial junior à 19 ans, deux ans plus vieux que ses adversaires. D'ailleurs, pour une comparaison pas trop flatteuse de Carey Price et Jamie Storr, qui a accompli beaucoup plus que Price dans sa carrière, un petit coup d'oeil rapide ici vaut la peine.

Tout ça pour dire ceci: le Canadien n'a joué avec un alignement complet que 5 fois dans l'année; les joueurs qui ont manqué la majeure partie de la saison, les vrais, les leaders du club, ne sont pas fatigués; avec nos gars des mineures et de 3e trio, on a réussi à faire les séries; notre gardien est en confiance; et bien que le CH aime perdre contre les Thrashers, les Islanders, les Hurricanes et les Leafs, ces clubs n'ont pas fait les séries. Les Capitals, eux, oui. Et nous sommes allés les battre chez eux alors que vous ne donniez pas cher de leur peau. Nous avons aussi toujours donné du fil à retordre aux Pens (encore une fois, sans nos meilleurs éléments), comme aux Sharks.

Ce n'est pas sorcier, ce sont des faits. Ils sont là, à la portée de tous.

Le hockey se joue sur la glace, messieurs, pas sur du papier. Ça donne des Coupes à la Caroline et à Tampa, en fin de compte, et ça donne des Sharks et des Flames qui se font habituellement éliminer rapidement. Ça donne des Canucks en vacances et des Flyers (l'attaque la mieux équilibrée de la ligue et le joueur le plus salaud à la défense) qui tentent de faire l'impossible. Et c'est tout prévisible, c'est drette-là dans vos faces. D'ailleurs, j'avais prédit les Flyers en 7 contre les Bruins - j'ai hâte à demain.

samedi 20 mars 2010

Maxim Lapierre, Éleveur De Bibittes

Le Sportnographe, l'ami des sportifs qui ont le sens de l'humour, nous cite ici Maxim Lapierre, qui dit:
On voyait encore la passion dans ses yeux, y regardait sa photo, y regardait dans l’vestiaire, puis ça me donnait des papillons au coeur de voir ça.
Eux disent qu'il confond battements de coeur et battements de papillon, mais de mon côté, j'ai toujours vu quelque chose de spécial dans notre Petit Max National; je pensais que c'était de la Graine De Capitaine, mais c'est peut-être qu'il utilise sa graine naturelle pour nourir des insectes qui poussent dans son corps; les papillons sont logés dans son coeur, alors que d'autres les auraient mis dans leur estomac - où lui doit mettre ses vers. J'imagine quelques mouches dans la tête.

lundi 8 mars 2010

Ça Sent (Pas Assez) La Coupe

On va-tu, un moment donné, arrêter le câlisse de niaisage avec les goalers?

Je m'en crisse qu'un des deux soit le gardien d'avenir, le Joyau De L'Organisation, celui qu'on garde; l'important, c'est qu'il y a des matchs à gagner d'ici les séries - genre, pour les faire - et qu'un des deux gagne.

Je ne dis pas qu'un (Carey Price) joue mal et l'autre (Jaroslav Halak) joue super bien; au pire, je m'en fous. Un des deux gagne, Halak, et il faut lui donner le filet.

Point à la tabarnak de ligne.

jeudi 13 août 2009

Notre-Dame-Dans-La-Marde

Le Collège Notre-Dame
Où se transmet l'Éducation
Dans l'amour de la tradition
(Aux filles aux chastes intentions)
- Mononc' Serge

Ainsi donc, Hydro-Québec, après avoir augmenté ses tarifs et fait chier l'ensemble de la population, a décidé de faire un don au réputé et réputable Collège Notre-Dame, qui, semble-t-il, a besoin de fonds pour rénover ses infrastructures sportives.

Cyberpresse presse le public d'émettre son opinion sur le sujet en prenant soin de mener le sujet vers le 'contre' en mentionnant que le PDG d'Hydro ''donne aux riches''...

À l'Assemblée Nationale, l'Opposition est contre et réclame la tête de Thierry Vandal, le PDG en question; le PQ semble l'être encore plus puisqu'il a droit à son propre article. Un dénommé Sylvain Gaudrault, aussi, est contre, outré, même, selon Le Quotidien, mais le journal ne mentionne pas pourquoi son opinion vaut quoi que ce soit...

Bon, c'est sûr que c'est d'un goût, disons, douteux, qu'on prenne l'argent que tous les Québécois ont payé en hydroélectricité et qu'on en remette une partie à une école qui coûte quelques milliers de dollars par année à chaque élève - surtout que ladite école s'adonne à être celle où Vandal a étudié et où, en plus, il siège au conseil d'administration.

Peut-être suis-je biaisé parce que moi aussi, j'y suis allé à Notre-Dame, et qu'ils m'y ont lavé le cerveau, mais, en soi, je vois beaucoup plus de points ''pour'' que de points ''contre'' cette histoire.

Bon, on veut amener le débat vers un angle ''on privilégie les riches avec l'argent des pauvres'', et c'est en quelque sorte vrai, mais il y a probablement quand même autant (sinon plus) de gens moins aisés qui envoient leur enfant à Notre-Dame que de riches dans les écoles publiques - pour la simple et bonne raison que Notre-Dame demeure une des meilleures institutions d'éducation au pays depuis 140 ans; en effet quand L'Actualité ne le place pas dans le Top 5 de ses écoles dans son palmarès annuel, elle le place ex-aequo deuxième-qui-devient-neuvième parce que trop d'écoles semblent se valoir en même temps, comme elle l'a fait en 2004.

On parle ici d'une école secondaire où 94% des élèves finissent par obtenir au diplôme de Cégep, ce n'est pas rien quand on considère que plus de la moitié de la population de notre Belle Province ne se rend pas là - public ou privé. Ne faudrait-il pas encourager les institutions qui forment bien ses jeunes sous le seul prétexte percevoient des frais d'admission? Ce serait un nivellement par le bas injuste et indéfendable!

Bon, va pour la qualité de l'école.

On semble aussi oublier qu'Hydro-Québec n'est qu'à moitié une société publique; elle a aussi des actionnaires, et des comptes à rendre. Et des impôts à tenter de ne pas payer. Pour ce faire, elle utilise des abris fiscaux. Elle subventionne l'art, certains festivals, certaines courses automobiles. Cette fois-ci, elle a décidé de donner à une école secondaire.

Une école secondaire - pas une prison, pas une clinique de méthadone, pas un centre d'euthanasie, pas une église, pas un congrès raciste, pas à la caisse du gouvernement Harper, pas à des millionnaires sportifs, pas des compagnies pharmaceutiques, pas des pollueurs.

Et pas non plus aux ''riches'' qui y envoient leurs kids. À l'établissement, qui ne peut augmenter ses frais d'admission que d'un certain pourcentage chaque année et dont les dépenses, comme les autres écoles il est vrai, ne font qu'aller en augmentant.

En plus, Vandal s'est abstenu de participer aux réunions d'Hydro et du Collège pendant qu'on pesait cette option. Comme les Molson l'ont fait quand ils ont acheté le Canadien il y a 3 mois malgré qu'ils étaient et sur le conseil d'aministration du Canadien et celui de Coors...

Encore une fois: c'est correct pour une compagnie privée (deux en fait) qui ne dévoilent jamais leurs 'chiffres' malgré qu'ils nous vendent leurs billets de spectacles 300$ (U2, Centre Bell) et leurs billets de hockey 175$ (Canadien, Centre Bell, match hors-concours!) - mais une école secondaire?

Le problème d'éthique en est un de société: une seule et même personne ne devrait pas pouvoir siéger sur plus d'un conseil d'administration. Ça crée une homogénéité dangereuse et tendancieuse qui oriente la société au complet dans une direction que de moins en moins de gens ont le pouvoir de décider de suivre. C'est vrai - et c'est mauvais. Mais tant qu'il n'y aura pas une loi contre, il faudra vivre avec.

Un des pires cas de ce type de conflit d'intérêts demeure Jacques Ménard, actuel chef de BMO qui a, justement, procédé à la vente du Canadien. Quand les Expos ont été vendus en 1991, vu ses contacts avec BMO Nesbitt Burns qui en devenaient actionnaires minoritaires, il a été nommé au conseil d'administration des Expos, ce qui l'a conduit à plusieurs postes simultanés, que je cite du site web de BMO:

L. Jacques Ménard est président du conseil d’administration de BMO Nesbitt Burns, l’une des plus importantes sociétés de valeurs mobilières au Canada. Il est également président de BMO Groupe financier, Québec. À ce titre, il chapeaute les activités de BMO Banque de Montréal et de ses filiales qui comptent quelque 170 succursales et 5 000 employés.

M. Ménard est présentement administrateur de Claridge Inc., de l’Institut de cardiologie de Montréal, de l’Orchestre Symphonique de Montréal et des Alouettes de Montréal. Il est également membre du comité consultatif de l’Institut des administrateurs de sociétés (Section du Québec) et membre associé du conseil d’administration des Réseaux canadiens de recherches en politiques publiques inc., en plus de siéger au Conseil consultatif international de l’École des HEC, au Conseil consultatif de l’École des affaires publiques Glendon de l’Université York et au conseil d’administration de la Fondation Macdonald Stewart.

M. Ménard a par ailleurs présidé le Comité de travail sur le financement et la pérennité du système de santé et de services sociaux du Québec, mis sur pied par le Gouvernement du Québec en décembre 2004. Il a publié en 2008 un premier livre intitulé Si on s’y mettait… , dans lequel il propose dix grands chantiers assortis de propositions d’actions concrètes pour relancer le Québec. Dans la foulée de ce livre, il a créé le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires, composé de 28 membres en provenance de ministères du gouvernement du Québec, du milieu des affaires et d’organismes oeuvrant dans des domaines reliés à la persévérance scolaire. Le Groupe a dévoilé son plan d’action en mars 2009.

Hey, ça en fait des affaires! Parlez-moi de ça, un gars qui en connaît autant en finances qu'en musique classique, en sports, en santé, en politique et en éducation! Crissez-le premier ministre, quelqu'un!

À côté de lui, Thierry Vandal, c'est rien. Et pourtant, c'est Vandal qu'on accuse de corruption et de conflits d'intérêts. Vous y comprenez quelque chose, vous?

De toutes façons, peu importe de quel côté du débat vous vous placez, demandez-vous: est-ce la première fois que l'élite redonne à l'élite? Surtout une élite qu'elle connaît? Dites-vous qu'on est ici dans un cas bien moins pire que celui de Dick Cheney et les contrats attribués à Halliburton en Iraq et en Afghanistan, ou des lois changées par George W. Bush pour accomoder ses amis de l'industrie pétrolière...

Encore une fois: Hydro-Québec a donné de l'argent...
à une école secondaire...
francophone...
originellement catholique...

Sacrament!

ajout: dans la foulée de la controverse, Notre-Dame a refusé le cash...

mercredi 20 mai 2009

Patrick Roy: Montréal ou Colorado (ou ailleurs)?

Excellente idée de Mathias Brunet, de Cyberpresse, ce matin, que de laisser les gens spéculer et donner leur opinion au sujet de Patrick Roy sur son blogue. La question, essentiellement, est de savoir: Patrick Roy, dans la LNH, à Montréal ou au Colorado (ou ailleurs)?

Ma réponse?

Montréal, c'est certain.

Roy carbure à la pression et au risque dans le seul but d'être le King. Et ça, demandez-le à Brian Burke, ça ne se fait pas dans un bled perdu même quand on y remporte un championnat; ça se fait dans une métropole, et c'est encore mieux quand on part de rien.

Dans les annales de la LNH, quand on pense Mark Messier, ce n'est jamais ses 5 Coupes avec les Oilers qui reviennent, même pas en photos, même pas la dernière, sans Gretzky (en fait surtout pas elle). Non, c'est dans le chandail des Rangers, en 1994. Patrick Roy, c'est pareil.

Roy à Montréal, c'est deux Conn Smythe et deux Coupes inattendues et la montée du meilleur gardien au monde. Roy au Colorado, c'est les Red Wings avec un meilleur gardien, c'est un Conn Smythe échappé à Joe Sakic, c'est une défensive où Rob Blake peut jouer sur le 2e avantage numérique, c'est une équipe d'étoiles qui devait gagner à chaque année et ne l'a fait que deux fois, c'est sept trophées Vézina à Dominik Hasek. Son seul fait d'armes aura été d'y battre les Devils de Brodeur en un 7e match en 2001 (la preuve, selon moi, de la supériorité de Roy).

Je ne sais pas pourquoi il est tant mal-aimé par les gens d'ici, surtout que les raisons pour lesquelles on lui en veut le plus, ses sautes d'humeur derrière le banc, sont exactement les mêmes raisons qui font qu'on a tant aimé Michel Bergeron et qu'on le voit dorénavant à chaque soir à la télé.

Donnez-moi quelqu'un qui ne digère pas la défaite, un passionné qui connaît la game de tout ses angles, un gagnant - n'importe quand. Oui, Carbonneau aussi avait gagné. Peut-être le meilleur avant défensif de tous les temps. Mais combien de Conn Smythe? Roy en a 3, un record. Plus que Gretzky, Béliveau, Howe, Messier, Jagr. Ça veut dire qu'il a fait la différence quand ça comptait le plus, le plus souvent. Et il préfère le faire quand les projecteurs sont sur lui.

Il mange du hockey, achète du hockey, en collectionne même.

Il a réussi à convaincre des joueurs et des parents convaincus que la LHJMQ n'était pas le bon endroit où jouer pour un jeune à y aller, dans sa plus grande ville, en plus. Il risque même d'être plus convaincant que Bob Gainey pour attirer les joueurs autonomes pour cette même raison. Et il réussirait sans aucun doute à rappatrier François Allaire pour montrer à nos gardiens comment vraiment bien garder les buts.

jeudi 16 avril 2009

La Fièvre Du Printemps

Bon post de Martin Itfor sur son blogue La Vie Est Une Puck, racontant son pèlerinage au Cimetière Notre-Dame-Des-Neiges, où reposent, sans necessairement avoir la paix, certaines légendes du CH dont Maurice 'Rocket' Richard et Doug Harvey.

Martin est un conteur-né, toujours à l'affût d'une anecdote perdue dont personne n'était au courant, ce qui fait de son blogue une perle à lire à chaque article et ce, même malgré les fautes d'orthographes et de grammaire qu'on peut y retrouver. Au pire, c'est ce qui fait son charme.

Il est aussi un personnage tellement affable et aimable que j'ai eu des dizaines et des dizaines de conversations avec lui, toutes en ligne, depuis quelques années déjà, sans jamais l'avoir rencontré dans la 'vraie vie'.

Un jour, peut-être... qui sait?

En attendant, le printemps est arrivé, il faut ranger nos bottes d'hiver, sortir les fantômes du Temple Du Hockey et, comme à presque tous les ans, faire rager les partisans des Bruins de Boston en leur infligeant une élimination hâtive des séries de la Coupe Stanley.

vendredi 23 janvier 2009

Les Québécois Et L'Argent

Ça n'a pas l'air de faire bon ménage. Ou peut-être est-ce seulement notre passion quasi-sportive, notre propension au chialage...

En tous cas, plus tôt aujourd'hui, Patrick Lagacé a écrit un blogue relativement informatif (quoique plus du genre ''revue de presse'' que ses textes habituellement plus drôles et sarcastiques) sur les négociations rompues au Journal De Mourial. Son ancien employeur, mais il n'y a aucun conflit d'intérêt, la sortie de la nouvelle prime, et si les journalistes ne pouvaient plus écrire sur les domaines qu'ils connaissent, ils seraient tous aussi mauvais que Franco Nuovo de toute façon.

S'ensuivit une série de commentaires ''virils'' et aggressifs sur les demandes exagérées des syndicats - surtout en ''période de crise économique'' - tous aussi prévisibles qu'aveuglément anti-travailleurs et pro-multi-nationale-qui-fait-donc-pitié (à laquelle je viens d'envoyer mon CV, d'ailleurs, pour écrire en anglais dans un hebdomadaire anglophone de Montréal que je ne nommerai pas mais qui parle de moi et de mon festival, UnPop Montréal, chaque année).

Les gens semblent oublier qu'on parle du même employeur qui a laissé ses journalistes en lock-out au Journal De Québec pendant, quoi, deux ans (?) pendant lesquelles le journal était quand même publié, avec des articles piqués aux autres journaux de la multinationale et aux agences de presse. Un patron qui part toujours en guerre contre ses employés dans l'espoir de créer un précédent juridique qu'il imposerait alors à tous ses employés.

Mais on a toujours chialé contre nos employés riches, jamais contre les employeurs. José Théodore, à 3 millions par année, c'était un pourri de la pire espèce, un traître, mais le Canadien de Montréal, lui, qui a les moyens de le payer autant parce qu'il amène à l'équipe des revenus dix fois plus élevés, c'est bien correct. En plus, le propriétaire est Américain, c'est normal qu'on lui appartienne, c'est dans nos gènes. Et on oublie que 3 millions, c'est pour 100 matchs, plus des dizaines d'apparitions publiques, 200 pratiques, et de l'entraînement sur-ou-hors-glace pour 300 des 365 jours de l'année (le commun des mortels, ici, travaille moins de 250 jours par an et son emploi se limite à aller au travail puis en repartir, pas y retourner 3 fois dans la même journée, des heures supplémentaire à la maison et visiter des enfants malades aux quatre coins de la province dans ses temps libres).

Là, la compagnie qui fait le plus d'argent et qui est la plus visible au Québec, qui nous sert des merdes à la télé, à la radio, en librairies, dans les épiceries avec leurs revues pour attardés mentaux et dans les journaux remplis de sang, de sexe et de sport (les 3 'S' du Succès!) - la compagnie qui est peut-être la plus abrutissante au monde auprès de la société qui la fait vivre - offre des conditions de travail bien en-deça du contrat de travail qui vient à échéance... et l'opinion publique est du côté des ''éleveurs de mongols'', comme le dit si bien la philosophe et critique sociale Stéphanie Ouellet??? C'est à n'y rien comprendre. Ou, en fait, c'est une preuve que leur travail de débilisation fonctionne trop bien.

Patrick Lagacé réplique bien dans son second blogue du jour, où il note la jalousie et l'envie des gens et explique très clairement au commun des débiles les raisons derrière le refus du syndicat de signer une telle entente suicidaire.


Il est surprenant de constanter que, cette fois, les commentaires sont généralement positifs, réfléchis et que les esclaves du patronat se font ou bien plus discrets sur ce billet ou sont enterrés par ceux qui expriment le bon sens.

Mais pour combien de temps?

J'y veille.


P.S.: désolé de n'avoir pas écrit autant sur mon blogue francophone que sur celui en anglais ou celui (trilingue) que je partage avec mon ami/correspondant pseudo-mexicain Alexandre Beaudoin-Duquettenous partageons notre point de vue sur l'avenir plutôt morbide de notre espèce et relevons certaines absurdités de la vie contemporaine... je n'avais aucune raison de négliger le blogue francophone, si ce n'est que j'ai l'impression de perdre ma capacité à écrire dans le langue de Steph Carse et Roch Voisine, capacité qui semble empirer et s'enfuir de jour en jour.

lundi 8 décembre 2008

Ronald King, Toujours Aussi Efficace

Un chroniqueur qui fait toujours beaucoup de sens et qui conserve toujours un haut côté intellectuel sans tomber dans le snobisme, Ronald King m'épate toujours, depuis les 20 ans que je le suis, il ne m'a que rarement déçu.

Sa chronique d'aujourd'hui parle, comme d'habitude, de vrais gens, mais en des termes flatteurs et honnêtes.

J'aime surtout cette citation, par contre:

Si vous ne me croyez pas, à propos du progrès qu'on n'arrête pas, regardez les émissions de poker à la télé, la nouvelle rage. Il y en a une où il n'y a que des femmes, et seulement des très sexy, avec décolletés dans la plupart des cas. On les regarde réfléchir à leur prochain coup...

Quelque chose me dit que cette émission a de bonnes cotes d'écoute. Que voulez-vous, il y en a qui préfèrent Occupation Double ou les spectacles de Lise Dion.

Chacun ses goûts, mais pour le niveau intellectuel des téléspectateurs, il y a de quoi se poser des questions.

Voilà comment 'blaster' 3 sujets en même temps, en laissant le lecteur se demander lequel mettre au dernier rang.

samedi 8 novembre 2008

Postmortemisme

Après un blogue en anglais et celui-ci en français, je collabore également depuis peu au blogue Postmortemiste avec mon ami Mala Estrella (Alexandre Beaudoin-Duquette, pour les intimes et les curieux).

Il s'agît d'un endroit où on élabore sur un sujet qui nous tient à coeur depuis une dizaine d'années en commun (encore plus chacun de notre côté), soit la décrépitude accélérée du monde dans lequel on vit.

Les lois ne font pas toujours du sens, les profiteurs et les voleurs sont élus au pouvoir ou travaillent dans le Merveilleux Monde De La Finance, les institutions qui nous caractérisent le plus ont été vendues aux Américains (Le Canadien de Montréal, La Compagnie De La Baie D'Hudson, les cafés Tim Horton's et, dans une moindre mesure, les Alouettes de Montréal)...

On nous dit depuis la fin des années 70 (ou 60, dans certains cas) qu'on nage en pleine ère postmoderniste, qu'on recycle et transforme des idées pour changer le monde, qu'on change des définitions pour changer l'efficacité des choses, des mots, des noms... mais ça n'a pas marché.

Les hôpitaux sont pleins de bactéries, de virus et de maladies qui s'attrapent au simple contact de l'air, à l'endroit même où nous sommes supposés aller nous faire guérir. Il s'agît d'un fait qui résume trop bien où on en est, où nous en sommes.

Il faut s'en rendre compte - et en rendre compte. Ce que nous y faisons. Si tout va bien, des solutions seront apportées. Sinon, ben, on se dirigeait vers le gouffre de toute façon.

Postmortemisme, donc. En trois langues, en plus. Et ce sera aussi le nom de mon prochain disque... qui, lui, sera bilingue (pas d'espagnol en vue, malheureusement).