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mercredi 26 octobre 2011

Pauline Marois En Danger

Patrick Lagacé, ce matin, s'étonne que la job de Pauline Marois soit à ce point en danger.

J'y ai répondu par ceci:
Justement, on la connaît bien, la reine du couteau.

Coupures (et hausses de frais afférents) massives en tant que ministre de l'éducation, coupures encore plus massives en tant que ministre des finances.

Couteaux dans les dos de Bernard Landry (qui avait quitté son poste en claquant la porte) et André Boisclair (c'est elle, rappelons-nous, qui avait sorti qu'il avait pris de la coke, pas un rival d'un autre parti).

Ce n'est pas une leadeuse, c'est une crosseuse.

Ils ont plutôt publié cela:

Justement, on la connaît bien, la reine du couteau.
Coupures (et hausses de frais afférents) massives en tant que ministre de l’éducation, coupure (sic) encore plus massives en tant que ministre des finances.
Couteaux dans les dos de Bernard Landry (qui avait quitté son poste en claquant la porte) et André Boisclair (c’est elle, rappellons-nous (re-sic), qui avait sorti qu’il avait pris de la coke, pas un rival d’un autre parti).
Ce n’est pas un bon leader.
 Donc, elle n'est pas ''un bon leader'', mais elle n'est pas ''crosseuse'' non plus!

vendredi 5 août 2011

Lagacé Contre-Attaque




Il m'arrive de critiquer Patrick Lagacé - journaliste à La Presse et co-animateur des Francs-Tireurs - pour ses positions idéalistes et idéalisantes à propos de la société dans laquelle on vit, qui, pour lui, abrite plus de bonnes personnes que de mauvaises, et que la proportion de malfaiteurs diminue au fur et à mesure qu'on grimpe les échelons des emplois dits honorables, tels que les policiers, soldats et politiciens. Et journalistes.

Toujours est-il qu'il nous a prouvé, dans un post de blogue hier, qu'il comprend exactement le rôle qu'est supposée jouer la presse dans notre société: celle de démasquer la vérité des clichés de notre monde et de la communiquer au petit peuple.

Les journalistes Américains se réveillent à peine d'une époque (un bon 10 à 15 ans) où ils ont été trop complaisants avec leurs élus, les firmes de bullshittage (relations publiques) et les grandes compagnies, avalant trop souvent les phrases vides et les mensonges pour aider l'État à justifier des dépenses folles ou des guerres injustifiées (qu'on pense au président Bush II et sa guerre en Irak) ou même pour copier-coller des communiqués de presse et prétendre qu'un simple lancement d'album, de film, de voiture ou de shampooing est une nouvelle digne de se retrouver en page fronticipice.

Sans parler des journaux à potins de style News Of The World et National Enquirer... 

Le beau Patrick est même allé au front pour défendre un de ses collègues qui s'était fait tasser par un ministre et son équipe en posant une question qui les troublait. Dans ces moments-là, rien d'autre à faire que d'applaudir.

samedi 11 juin 2011

Lagacé Commence À... M'Agacer

Patrick Lagacé, de La Presse, se lance ce matin encore à la défense de ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes, c'est-à-dire les policiers qui tuent des civils dans le cadre de leur emploi.

Après sa prise de position relativement comprenable dans le cas de Freddy Villanuova, ce ''jeune criminel de Montréal-Nord'', le voici ce matin qu'il défend les quatre policiers qui ont tué, mardi matin dernier, un itinérant qui se battait avec un sac de poubelles et un passant, qui ne faisait que se présenter au travail (un employé de l'hôpital Saint-Luc - j'imagine que Stephen Harper et Jean Charest vont appeler ça de la création d'emploi).

Trois balles ont été tirées, deux sur le sans-abris, une sur le passant. Alors que l'arme à feu ne doit être utilisée qu'en dernier recours.

Encore une fois, je suis issu d'une famille qui a incorporé le métier de policier (et de militaire) dans son arbre généalogique, pas un ado anarchiste anti-McDo. Dans tous les corps policiers (SQ, SPVM, GRC) qui les ont employés, jamais un d'eux ne s'est retrouvé dans une situation où la force fatale n'a été utilisée sans être le dernier recours. Même pour le sergent qui oeuvre dans St-Léonard et M'ontréal-Nord et doit faire face à une guerre de mafieux et de gangs de rue à tous les jours.

Il y a moyen de le faire.

Lagacé, absurde comme lui seul en est capable, y est allé de cette allégorie:

Dans un film américain, Bruce Willis aurait pris la situation en main. Hop, une prise de judo. Hop, une balle dans la jambe. Mais nous ne sommes pas dans un film américain. Nous sommes dans la vraie vie, dans une grande ville nord-américaine.

Le flic nord-américain ne tirera pas une balle dans la jambe de Mario Hamel, en ce mardi matin. Il n'est pas entraîné pour cela. Il est entraîné à tirer au milieu du corps. Il est entraîné à tirer pour tuer.
Si c'est vrai, alors incorporons-donc quelques cours sinon d'arts martiaux alors d'auto-défense de base de style ''un homme contre un homme et son couteau'', le genre de cours qu'un doorman de bar trouve le moyen de terminer en deux semaines, de soir, entre des quarts de travail sur Crescent ou Ste-Catherine où il doit, justement, faire face à des épais armés en état d'ébriété presque chaque soir, sans jamais en tuer un et - plus important encore - sans jamais mourir lui-même. C'est faisable pour un boeuf de 350 livres qui travaille presque au salaire minimum avec son QI sous-normes, ce devrait l'être dans les écoles de police. Me semble.

samedi 7 novembre 2009

Vacciner Les Hockeyeurs En Priorité...

Parce que l'hystérie collective entourant la grippe A (H1N1) ne suffisait pas, on apprend que certains tours de passe-passe ont eu lieu pour que certaines personnes se fassent vacciner avant d'autres. On s'attendrait à ce que des politiciens le fassent, et peut-être aussi leurs amis mafieux et leurs clients favoris de contrats ''no-bid''.

Mais scandale! Les joueurs de hockey des Flames de Calgary et des Maple Leafs de Toronto et ceux des Raptors de Toronto de la NBA ont eu l'occasion de se faire vacciner avant tout le monde.

Réjean Tremblay approuve, Patrick Lagacé pas.

De mon côté, j'approuve aussi.

Les raisons contre, elles sont faciles à trouver: égalités sociales, soigner les plus à risques point-de-vue santé en premier (les enfants, les asthmatiques graves, la veuve et l'orphelin).

Sauf que les sportifs sont également très à risque.

Ils suent ensemble ou l'un contre l'autre, partagent chambres d'hôtels, vols d'avions, toilettes plubliques, douches et travaillent dans des espaces restreints. Et dans leur temps libres, de jour, visitent des enfants malades dans des hopitaux et, de par leur statut social, le soir, ensorcellent nos jolies demoiselles dans les bars.

Dans le seul but de sauver les enfants malades et les jeunes femmes à la cuisse légère qui, elles, pourrainet ensuite contaminer moult musiciens et quelques saoulons ici et là, les joueurs de hockey doivent absolument passer en premier.

Bon, on dira qu'ils seraient ainsi privilégiés parce qu'ils sont riches, mais, justement, puisqu'ils sont riches, ils sont aussi plus taxés et imposés que le commun des chômeurs - et paient ainsi plus que leur part des effectifs médicaux.

Donnez-leur une centaine de doses et laissez leurs médecins (ceux que les équipes professionnelles paient à grands coûts) les leur administrer - on ne nuira ainsi donc pas au système, puisqu'on garderait les médecins québécois et les infirmières pour le grand public, tout en protégeant la santé de nos héros sur patins.

jeudi 24 septembre 2009

Militarisme Et Convictions

Il y a longtemps, presqu'un an, j'avais commencé à écrire une chronique sur le Jour Du Souvenir, le jour-même où on le fête, en novembre dernier je crois. Mais je ne l'ai jamais terminé. Parce que... parce que...

Parce que.

J'aurais abordé ce que j'en pense, moi, de la guerre, ce que je vois comme utilité première à l'armée, comment ça me touche qu'il y ait presque chaque jour des morts inutiles de gens qui auraint pu être plus utiles dans des rôles semblables à l'intérieur de nos frontières.

J'aurais parlé de mon grand-père qui a été dans l'armée, qui est allé en Corée mais, surtout, qui a fait son devoir pendant la Crise d'Octobre même si ça allait à l'encontre de ses convictions les plus profondes, à cause de son seul sens du devoir.

Mais je ne l'ai pas fait. Du moins, pas encore.

Patrick Lagacé a, lui aussi, semble-t-il, eu un débat intérieur et décidé de ne pas aborder le sujet sous un angle qui porte matière à réflection. Il affirme en avoir parlé au rédacteur en chef de Voir Québec, David Desjardins, qui, lui, l'a écrit son texte.

Bon, aucun des deux n'aborde le sujet exactement du même angle que moi, mais tous les trois, quelque part entre l'introduction, le sujet principal et la conclusion, trouvons qu'il est salement con d'envoyer des gens se faire tuer à l'étranger dans le seul but de démontrer qu'une poignée de main, jadis, entre deux hommes politiques, vaut encore l'entente qui l'a incitée.

Parce que le Canada est l'Allié des États-Unis, et qu'ils croient que l'Afghanistan est responsable des événements du 11 septembre 2001 et leur ont déclaré la guerre, il fallait y aller. Le gouvernement a été renversé en quelques semaines, mais il faut y demeurer parce qu'il s'y trouve encore des insurgents qui veulent les remettre au pouvoir.

Ça fait sept ans.

Mettez-vous à leur place: rarement sommes-nous d'accord avec les décisions de notre gouvernement fédéral, et rarement sommes-nous mis au courant des personnes qu'ils engagent pour faire du boulot sale et borderline illégal. Admettons qu'un autre pays accuse notre gouvernement d'avoir orchestré un coup sale chez eux; nous aurions beau être en total désaccord, nous ne pourrions rien faire avant les prochaines élections - de toute façon, le gouvernement a l'armée et la GRC pour se défendre si on veut s'en prendre à eux.

Bon, là, le pays outré nous envahit et fait tomber notre gouvernemet puis, après, organise des élections où il nous offre le choix entre deux marionettes qui vont être ben ben fins avec eux. Nous votons, ils ont leur puppet, mais les tabarnak, ils restent. Et amènent leurs amis. Pendant sept ans! Et ils nous volent notre eau, nos forêts, nous coupent l'électricité entre 20h et minuit pour alimenter leurs bases militaires. Et l'armée ne peut rien contre eux parce qu'ils travaillent ensemble - et le premier ministre a été mis là (et choisi) par eux.

Même les moins cons seraient tentés de prendre les armes et s'insurger.

Et c'est ce que plusieurs font, et des fois, même avec moins de moyens et d'entraînement, il y en a des 'chanceux' qui réussissent à percer les murailles et dispositifs de sécurité de nos bons soldats, et des compatriotes à nous meurent, à des milliers de kilomètres de tout ce qui leur tient à coeur.

Le but d'une armée, c'est d'avoir une force pour se défendre. Pour résister à l'envahisseur.

Les Canadiens-Anglais ne l'ont jamais compris. Ils utilisent l'armée pour déblayer les rues de Toronto quand il neige trop l'hiver. Et le grand Lester B. Pearson... c'est lui, gagnant d'un prix Nobel de la paix (faut dire que George W. Bush et Tony Blair en ont obtenu un, également, juste avant d'envahir l'Irak), qui a eu l'heureuse idée d'utiliser des gens dont l'entraînement consiste à tuer des gens et les mettre dans un contexte où il ne doivent pas se battre mais, plutôt, garder la paix. D'où les Casques Bleus. Ça a marché, un certain temps. Pour des missions courtes.

Mais pour des missions plus longues, en Somalie, par exemple, les militaires qui le sont pour les mauvaises raisons, les tueurs stéroïdés, par exemple, ou juste les dangeureux, ben eux aussi ils y sont, et ils sont souvent incontrôlables, ce qui fait qu'on a pu retrouver des garçons locaux, nus, attachés à des arbres, saignant de partout, ayant été torturés et violés... pour le fun. Et l'armée d'excuser ces soldats plutôt que de les punir, ce qui du coup enlève toute crédibilité à la majorité d'entre eux qui savent bien se comporter.

Se défendre, donc. Défendre nos frontières, nos réserves d'eau, nos richesses naturelles, nos peuples. Se préparer, comme les irakiens, à une guerre normale (de personne-à-personne et de technologie-à-technologie) mais aussi se préparer à devoir agir en guerillas si le gouvernement tombe, à utiliser toutes les tactiques et techniques apprises pour reprendre le contrôle et, encore une fois, défendre la patrie.

Parce qu'au nombre effarant d'accusations internationales (parfois, comme en Irak, absolument fausses), au climat politique mondial actuel, avec les ressources naturelles qui se font rares partout sur terre, avec notre calotte polaire qui fond et qui, même si elle est sur notre territoire selon toutes les cartes mondiales se fait contester par la Russie et les États-Unis, c'est ici que nous avons besoin de nos militaires.

Le plus tôt possible.

Parce que c'est ici qu'on en a besoin, et c'est en faisant leur job ici qu'on n'aura pas le choix d'admettre qu'ils sont des héros, quoiqu'en pense Lagacé.

vendredi 19 juin 2009

Une Saint-Jean Bilingue! Tabarnak! (ajout)

Le hockey terminé, il y a un nouveau sujet de l'heure au Québec: le biliguisme de la Fête Nationale! Et ça crie fort dans les chaumières: ''on les endure à longueur d'année, depuis 450 ans, on se fait notre propre fête pour célébrer notre survie vis-à-vis eux, et voilà qu'ils viennent même envahir notre Fête à nous''. Les groupes séparatistes sont en colère!

Peu importe d'où ils viennent et le message qu'ils véhiculent, j'ai toujours bien de la difficulté à ne pas associer les manifestants aggressifs et trop frustrés aux manifestants de droite aux États-Unis (exemple comique ici, un rallye anti-David Letterman). Bon, c'est sûr qu'une manif pacifique et pacifiste, c'est autre chose, mais la colère des anti-groupes anglophones de cet été est telle que, vraiment, elle frôle l'illogisme.

Bon, Nathalie Petrowski aborde un peu le sujet ici, en mentionnant que Simple Plan, Pascale Picard et Céline Dion font tous carrière internationale dans la langue de Men Without Hats, le fait demeure que, depuis 2003, à l'échelle mondiale, la musique canadienne est représentée par ses merdes extrêmes (Nickelback, Theory Of A Deadman, Sum-41, Avril Lavigne, Swollen Members - tous des bons Canadians provenant de l'ouest de Gatineau) et ses véritables artistes dont le travail de recherche est complexe et apprécié (Patrick Watson, Arcade Fire, The Dears, The Stills, The Nymphets, Wolf Parade, les Wainwright (Rufus et Martha), Melissa Auf Der Maur, et j'en passe - TOUS Montréalais.

Autant dans les années 70, c'était les Robert Charlebois, Offenbach et autres Harmonium qui éclairaient notre paysage culturel, autant de nos jours les Anglos de Montréal en sont les phares. On dit que la création et l'art en général se nourissent des douleur et des difficultés; les artistes sus-mentionnés la connaissent: ils vivent en minorité dans la seule vraie ville de leur province qui, elle, est la minorité de son continent. Ils sont une mise en abîme parfaite du monde dans lequel nous vivons tous, en ce nouveau millénaire.

Et il faudrait les refuser dans nos célébrations parce que, comme nous, ils ne 'fittent' pas dans leur environnement? Parce que comme nous, ils sont minoritaires?

Contrairement à leurs parents ou grand-parents, ces artistes de 30 ans et moins ont appris le français à l'école (grâce à la Loi 101); plusieurs, même, se feraient mieux comprendre de la communauté internationale que bien des Québécois pure-laine du fin fond des campagnes, parce qu'ils ont appris un français plus international et neutre à l'école, mais en nous côtoyant, ont aussi appris à apprivoiser notre accent distinct. Je me plais aussi d'ajouter que plusieurs d'entre eux écrivent leur français avec moins de fautes que la plupart d'entre nous.

Parlant de distinct, a-t-on déjà oublié que par deux fois nous avons perdu un référendum sur la souveraineté? Si on n'est pas capables de se convaincre soi-même du bien-fondé d'être maîtres chez soi, au lieu de blâmer ''l'argent et le vote ethnique'', ne devrions-nous pas convaincre l'autre majorité de notre province que, dans le fond, à part la langue, nous sommes tous disctincts, mentalement, du reste du Canada, du reste du continent, de par notre ouverture sur le monde, nos tendances gauchistes, notre côté égalitaire, notre nature à être contre la guerre non-fondée (celle d'Irak me vient en tête, alors que les manifestations étaient plus grosses à Montréal que dans le reste du pays, plus favorable aux invasions barbarres), pour la liberté plus que la sécurité...

Christ, les anglos du Québec, ce sont aussi des Québécois, ils sont bien plus proches de nous que des Torontois. Les Molson et les Bronfman, ce sont les premiers locaux qui ont pris leur destinée en mains aux dépens des Américains. Ils parlent notre langue - celle de l'auto-gérance.

Au lieu de s'en limiter aux slogans, il serait peut-être temps qu'on s'ouvre plus à notre propre monde qu'au monde extérieur, parce qu'à date, on semble porter des oeillères. On pourrait plutôt tenter de les convaincre du bien-fondé de nos intentions - celle d'assurer notre pérennité tout en habitant un pays où il fait bon habiter, où les enfants peuvent avoir une éducation qui a de l'allure, où les malades peuvent se faire guérir, où les élus ne parlent pas de rétablir la peine de mort ou contrer le droit à l'avortement, où on peut tenter de repousser encore plus loin les limites entre les gens et leurs droits, peu importe leur sexe, orientation sexuelle, origine ethnique, religion, opinion politique, langue maternelle.

En attendant, mon pays, ce n'est pas un pays où le français est la langue d'usage, c'est une bande de caves qui préfèrent se battre entre eux pour des conneries et qui acceptent de se faire dire ce qu'ils doivent faire par le premier ministre du pays voisin qui n'a même pas été élu majoritairement. Bravo.


ajout: Patrick Lagacé commente aussi, en fin de texte.

vendredi 23 janvier 2009

Les Québécois Et L'Argent

Ça n'a pas l'air de faire bon ménage. Ou peut-être est-ce seulement notre passion quasi-sportive, notre propension au chialage...

En tous cas, plus tôt aujourd'hui, Patrick Lagacé a écrit un blogue relativement informatif (quoique plus du genre ''revue de presse'' que ses textes habituellement plus drôles et sarcastiques) sur les négociations rompues au Journal De Mourial. Son ancien employeur, mais il n'y a aucun conflit d'intérêt, la sortie de la nouvelle prime, et si les journalistes ne pouvaient plus écrire sur les domaines qu'ils connaissent, ils seraient tous aussi mauvais que Franco Nuovo de toute façon.

S'ensuivit une série de commentaires ''virils'' et aggressifs sur les demandes exagérées des syndicats - surtout en ''période de crise économique'' - tous aussi prévisibles qu'aveuglément anti-travailleurs et pro-multi-nationale-qui-fait-donc-pitié (à laquelle je viens d'envoyer mon CV, d'ailleurs, pour écrire en anglais dans un hebdomadaire anglophone de Montréal que je ne nommerai pas mais qui parle de moi et de mon festival, UnPop Montréal, chaque année).

Les gens semblent oublier qu'on parle du même employeur qui a laissé ses journalistes en lock-out au Journal De Québec pendant, quoi, deux ans (?) pendant lesquelles le journal était quand même publié, avec des articles piqués aux autres journaux de la multinationale et aux agences de presse. Un patron qui part toujours en guerre contre ses employés dans l'espoir de créer un précédent juridique qu'il imposerait alors à tous ses employés.

Mais on a toujours chialé contre nos employés riches, jamais contre les employeurs. José Théodore, à 3 millions par année, c'était un pourri de la pire espèce, un traître, mais le Canadien de Montréal, lui, qui a les moyens de le payer autant parce qu'il amène à l'équipe des revenus dix fois plus élevés, c'est bien correct. En plus, le propriétaire est Américain, c'est normal qu'on lui appartienne, c'est dans nos gènes. Et on oublie que 3 millions, c'est pour 100 matchs, plus des dizaines d'apparitions publiques, 200 pratiques, et de l'entraînement sur-ou-hors-glace pour 300 des 365 jours de l'année (le commun des mortels, ici, travaille moins de 250 jours par an et son emploi se limite à aller au travail puis en repartir, pas y retourner 3 fois dans la même journée, des heures supplémentaire à la maison et visiter des enfants malades aux quatre coins de la province dans ses temps libres).

Là, la compagnie qui fait le plus d'argent et qui est la plus visible au Québec, qui nous sert des merdes à la télé, à la radio, en librairies, dans les épiceries avec leurs revues pour attardés mentaux et dans les journaux remplis de sang, de sexe et de sport (les 3 'S' du Succès!) - la compagnie qui est peut-être la plus abrutissante au monde auprès de la société qui la fait vivre - offre des conditions de travail bien en-deça du contrat de travail qui vient à échéance... et l'opinion publique est du côté des ''éleveurs de mongols'', comme le dit si bien la philosophe et critique sociale Stéphanie Ouellet??? C'est à n'y rien comprendre. Ou, en fait, c'est une preuve que leur travail de débilisation fonctionne trop bien.

Patrick Lagacé réplique bien dans son second blogue du jour, où il note la jalousie et l'envie des gens et explique très clairement au commun des débiles les raisons derrière le refus du syndicat de signer une telle entente suicidaire.


Il est surprenant de constanter que, cette fois, les commentaires sont généralement positifs, réfléchis et que les esclaves du patronat se font ou bien plus discrets sur ce billet ou sont enterrés par ceux qui expriment le bon sens.

Mais pour combien de temps?

J'y veille.


P.S.: désolé de n'avoir pas écrit autant sur mon blogue francophone que sur celui en anglais ou celui (trilingue) que je partage avec mon ami/correspondant pseudo-mexicain Alexandre Beaudoin-Duquettenous partageons notre point de vue sur l'avenir plutôt morbide de notre espèce et relevons certaines absurdités de la vie contemporaine... je n'avais aucune raison de négliger le blogue francophone, si ce n'est que j'ai l'impression de perdre ma capacité à écrire dans le langue de Steph Carse et Roch Voisine, capacité qui semble empirer et s'enfuir de jour en jour.

lundi 10 novembre 2008

La Gauche Préfère Avoir Raison Que Gagner

Patrick Lagacé, superstar blogueur et journaliste à La Presse (anciennement superstar au Journal De Montréal, toujours demi-star des Franc-Tireurs), a pondu pour La Presse de ce matin, ce magnifique billet sur Jean-Claude St-André, ancien député péquiste de L'Assomption de 1996 à 2007, à qui on a préféré Scott McKay pour les prochaines élections.

Toute la situation est à pleurer (de rire ou de tristesse, selon les allégeances), mais un passage a vraiment capté mon attention:

Hier, dans Rosemont, des «patriotes» ont manifesté devant une école où 450 membres du PQ, dont Mme Marois, étaient réunis. Pas de bousculade, cette fois. Mais on a entonné un «Solidaritéééé pour Monsieur St-Andréééé!», comme si l'ex-député de L'Assomption était un prisonnier politique sud-africain sous l'apartheid.

La télé a interviewé un porte-parole de ces patriotes. Reporter: «Le but, c'est de faire dérailler la campagne de Mme Marois?» Patriote: «Non. Mais si c'est le résultat, Mme Marois devra l'assumer...»

Oh boy. Pas mal les mêmes paroles que Ralph Nader avant les élections américianes de 2000, quand on lui demandait si le fait qu'il se présente n'allait pas nuire au candidat démocrate Al Gore contre George W. Bush. La plupart des gens (observateurs et 'normaux') préféraient, entre les deux, Gore, qui avait d'ailleurs, on s'en souviendra, obtenu le plus de votes, au total.

Nader avait dit, en somme que ''si nous avons à endurer 8 ans (!!!) de Bush pour que vous puissiez voir à quel point les deux partis sont similaires, corrompus et vont mener à notre perte (sous-entendu ''et que MOI, j'ai raison''), ce n'est pas un mal en soi''.

Comme quoi, encore une fois, les gens de la gauche préfèrent avoir raison que gagner. Surtout que la victoire ultime, dans le cas de Nader, une fois les huit ans de malheurs passés, c'est Barack Obama qui l'a signée. Ici, si Pauline Marois et le PQ perd, c'est 5 ans de règne de l'ADQ ou des Libéraux qu'on aura à endurer, et Québec Solidaire qui n'a pas encore réussi à gagner l'estime de 10% des Québécois et qui recule déjà dans les sondages d'appréciation, donc le prochain référendum, non seulement ne sera-t-il pas dans un premier mandat, il ne sera pas avant la prochaine génération.

Selah...