mercredi 29 juin 2011

Casting De Rêve

Bien que la vidéo nous assure qu'aucun comédien ne joue dans l'info-pub, il est clair qu'Éric Hoziel - le Mac Templeton de Lance Et Compte - n'a pas l'air entièrement naturel dans ce clip...





Par contre, si quelqu'un sait où je peux m'en procurer une...

samedi 11 juin 2011

Lagacé Commence À... M'Agacer

Patrick Lagacé, de La Presse, se lance ce matin encore à la défense de ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes, c'est-à-dire les policiers qui tuent des civils dans le cadre de leur emploi.

Après sa prise de position relativement comprenable dans le cas de Freddy Villanuova, ce ''jeune criminel de Montréal-Nord'', le voici ce matin qu'il défend les quatre policiers qui ont tué, mardi matin dernier, un itinérant qui se battait avec un sac de poubelles et un passant, qui ne faisait que se présenter au travail (un employé de l'hôpital Saint-Luc - j'imagine que Stephen Harper et Jean Charest vont appeler ça de la création d'emploi).

Trois balles ont été tirées, deux sur le sans-abris, une sur le passant. Alors que l'arme à feu ne doit être utilisée qu'en dernier recours.

Encore une fois, je suis issu d'une famille qui a incorporé le métier de policier (et de militaire) dans son arbre généalogique, pas un ado anarchiste anti-McDo. Dans tous les corps policiers (SQ, SPVM, GRC) qui les ont employés, jamais un d'eux ne s'est retrouvé dans une situation où la force fatale n'a été utilisée sans être le dernier recours. Même pour le sergent qui oeuvre dans St-Léonard et M'ontréal-Nord et doit faire face à une guerre de mafieux et de gangs de rue à tous les jours.

Il y a moyen de le faire.

Lagacé, absurde comme lui seul en est capable, y est allé de cette allégorie:

Dans un film américain, Bruce Willis aurait pris la situation en main. Hop, une prise de judo. Hop, une balle dans la jambe. Mais nous ne sommes pas dans un film américain. Nous sommes dans la vraie vie, dans une grande ville nord-américaine.

Le flic nord-américain ne tirera pas une balle dans la jambe de Mario Hamel, en ce mardi matin. Il n'est pas entraîné pour cela. Il est entraîné à tirer au milieu du corps. Il est entraîné à tirer pour tuer.
Si c'est vrai, alors incorporons-donc quelques cours sinon d'arts martiaux alors d'auto-défense de base de style ''un homme contre un homme et son couteau'', le genre de cours qu'un doorman de bar trouve le moyen de terminer en deux semaines, de soir, entre des quarts de travail sur Crescent ou Ste-Catherine où il doit, justement, faire face à des épais armés en état d'ébriété presque chaque soir, sans jamais en tuer un et - plus important encore - sans jamais mourir lui-même. C'est faisable pour un boeuf de 350 livres qui travaille presque au salaire minimum avec son QI sous-normes, ce devrait l'être dans les écoles de police. Me semble.

samedi 4 juin 2011

Recyclage

J'ai écrit ce commentaire suivant en commentaire sur le blogue de mon amie Manon. J'ai trouvé qu'il se tenait aussi en solo. Le voici:

Souvent, je pousse fort pour me faire valoir pour moi-même. Presque toujours, même.

Parfois, par contre, je pousse trop, allant même parfois plus loin que moi-même. Et pas toujours en bien.

Drôle d'action, s'affirmer. Work-in-progress.

mardi 12 avril 2011

Où Manger À Mourial

Mon amie Marie-Christine s'est partie un blogue qui évalue les restaurants milieu-de-gamme (repas à moins de 100$, mais généralement plus que 20). La bouffe et le service y sont évalués séparément, sur une échelle (subjective) de 10 points.

On le retrouve ici.

Quelques observations:
1. J'ai hâte qu'il soit plus fourni.
2. L'idée de base de le faire bilingue était bonne, mais pas celle de le faire en sautant d'une langue à l'autre à chaque phrase; semble-t-il qu'à l'avenir, ce sera corrigé.
3. J'adore qu'en cliquant sur le nom du resto, dans le titre, on soit amené à son site web.

dimanche 6 mars 2011

Le Hockey Senior En Région

Je suis un mordu du hockey. Du sport et des joueurs plus qu'un d'un club spécifique (depuis la disparition des Nordiques de Québec et de la retraite de Patrick Roy puis Joe Sakic de l'Avalanche du Colorado).

Les Jeux Olympiques en sont mon incarnation favorite, parce qu'ils mettent en valeur les meilleurs joueurs de chaque pays. Plus souvent qu'autrement, je prends pour la Finlande ou la Russie, presque jamais pour le Canada; l'an passé c'était pour les Slovaques et Jaroslav Halak. Et les Américains et leur vedette slovaque née à Québec, Paul Stastny.

Je regarde du hockey de tous les calibres: de la LNH presque chaque soir, du junior, du senior, du niveau universitaire, du semi-pro... j'aimerais probablement devenir entraîneur de gardiens, moi qui ai été un assistant-professeur dans une école de hockey pendant mes années Midget et Junior...

Il y a quelques semaines, j'ai amené mon père voir un match senior à Sorel, contre un club de Trois-Rivières, il me semble, et, pris dans l'ambiance de violence bon enfant qui y régnait, j'ai été déçu, en fin de compte, que les arbitres aient réussi à empêcher les matamores des deux clubs de se battre - par deux fois. On parle d'adultes consentants à des coups sur la gueule; il y avait, le même soir, à Québec, un combat de boxe de championnat du monde qui a rempli le Colisée... tout aurait probablement été fait dans les règles de l'art.

Pas un art hyper noble, mais quand même. C'est la marque de commerce de la LHSPQ, les batailles. C'en est son folklore.

Là où je déchante... en fait, il y a plusieurs cas où je déchante. Dans le hockey mineur, du hockey qui met en vedette des moins de 18 ans, absolument pas. Dans la LNH non plus: il s'agît de la meilleure ligue au monde, où les meilleurs joueurs doivent s'exprimer. Plus souvent qu'autrement, un matamore professionel est plutôt malhabile au 'vrai' hockey, il n'est donc pas à sa place dans la meilleure ligue au monde. Ça me frustre également lorsqu'un goon s'attaque à - et blesse - un joueur de talent, un club perd au change, l'autre y gagne trop, et la santé d'un être humain est mise en danger.

Mais les pires cas sont ceux qui impliquent des joueurs et des membres de la foule. L'ultime disgrâce. Comme c'est arrivé à St-Tite dernièrement, alors que les joueurs de Donnacona s'en sont pris à des spectateurs à coups de bâtons et de poings. En voici des extraits:



vendredi 25 février 2011

L'Air Du Politically Correct




Définition du mot lesbienne, selon un site web ''pour elles'':
"Les lesbiennes sont partout" et nous pouvons en être très fièr-e-s.
* Le terme « lesbienne » se réfère à toute personne qui s'identifie comme lesbienne, bisexuelle, butch, androgyne, gouine, trans, queer ou qui ne veut pas être identifiée du tout.
''Gouine'' et ''butch'', ça me semble péjoratif. Mais celui qui m'a le plus troué le cul, c'est le dernier: ''qui ne veut pas être identifiée du tout''.

Donc, si je me fie à ça, les gens qui ont collaboré à des enquêtes policières et qui ont dû changer d'identité pour ne pas être retrouvés (les fameux 'witness protection' en anglais), ce sont des lesbiennes? Même les gars? J'imagine que quand on loge une plainte via un appel anonyme, on devient lesbienne de facto - ou une lesbienne-facteur, c'est selon.

Mon ami et co-blogueur Alexandre m'a fait remarquer que ça fait également d'Émile 'Butch' Bouchard, l'ancienne gloire du Canadien, une lesbienne.

mardi 15 février 2011

On Jase De Moi





Il y a deux semaines, je faisais une apparition remarquée lors d'un spectacle de The Lindbergh Line, un groupe de mes ami(e)s qui a beaucoup d'avenir. J'en parlais dans mon blogue anglo, ou du moins d'une critique du spectacle qui, ma foi, m'a comblé.

Voici une pas-vraiment-critique du même spectacle, en français cette fois-ci. Pas aussi bandante, mais bon.

lundi 17 janvier 2011

Tourisme Sexuel: Les Canadiens Champions!

Ne reste plus qu'un seul journal au Canada qui fait encore sa job, soit d'enquêter et de publier des faits, bien appuyés. Oui, je parle encore de La Presse. Cette semaine, Hugo Meunier dresse un portrait assez épeurant du tourisme sexuel en République Dominicaine, photos et vidéos à l'appui. Disons que ça frappe.

Les Canadiens sont ''des animaux'', violents, avares et disjonctés. Pire encore, parce que c'est légal là-bas, on y repousse les limites de l'acceptable.

Raison de plus de se dissocier du Canada, même si cette fois-ci, c'est pas mal nous autres qui en ruinent la réputation...

mardi 28 décembre 2010

Manon Va Danser Le Ska

Mon amie Manon deale avec la vie et ses embûches de façon poétique et honnête; on sent ses tripes fondre à chaque mot.

Aujoud'hui: l'angoisse face à la quarantaine.

vendredi 17 décembre 2010

Savoir Écrire

On me le demande souvent, dans les deux langues. Bon, ok, MES deux langues: français et anglais. ''C'est quoi, bien écrire?'' En fait, oui, ça revient souvent, mais c'est encore plus souvent sous-entendu dans ''ça, c'est-tu bon? c'est-tu bien écrit?''

Bien écrire, ce n'est pas juste de pouvoir utiliser des mots à cinq piastres, ni de ne pas faire de fautes. Bon, c'est sûr que quelqu'un qui ne fait pas la différence entre ''ses'' et ''ces'', ça part mal, mais au pire, tu rentres chez lui, tu regardes ses DVD et tu lui demandes, simplement: ''ses'' ou ''ces''? S'il utilise le possessif, tu les lui laisse, s'il répond le démonstratif, tu lui laisses savoir que si c'est pas à lui, ben tabarnak - c'est à toi. Un exemple par semaine, s'il n'a pas compris après trois mois, tu le fais examiner.

Mais écrire, c'est d'abord et avant tout avoir un ton. Pas un thon, ni un gazon qu'on tond, évidemment. Mais un exemple, un vrai, vient de la chronique de David Desjardins d'hier, sur voir.ca. Un extrait parfait:
Tu te souviens de cette phrase de ton père à toi le jour de sa naissance à elle: maintenant, tu vas savoir ce qu'est vraiment l'inquiétude. Tu mesures à quel point il avait raison.

Tu te demandes si elle va y arriver. Si elle trouvera quelque chose qui ressemble au bien-être. Pas nécessairement le tien, juste un équilibre, juste un endroit en banlieue du malheur ordinaire et du bonheur aveugle et niais.
Le premier paragraphe, c'est bien raconter; ça vient d'un gars qui pourrait faire la première partie de Fred Pellerin en campagne dans un spectacle de contes. En campagne, oui, pas en ville - il est bon conteur, mais pas un pro, faut pas exagérer.

Les deux premières phrases du deuxième paragraphe, c'est bien situer; c'est signe que le gars pourrait, s'il le voulait, écrire un livre que personne ne lirait mais dont il serait fier. Pourrait peut-être même être prof de français au Cégep s'il le voulait.

La dernière phrase - ''Pas nécessairement le tien, juste un équilibre, juste un endroit en banlieue du malheur ordinaire et du bonheur aveugle et niais'' - ça c'est bien écrire. Le mot le plus long - nécessairement - peut être compris de tous, la seule petite métaphore qui s'y trouve, c'est l'utilisation du mot ''banlieue'', qui signifie ici ''périphérie'', ''à côté'', que tout le monde au Québec comprend, parce que plus de la moitié de la province habite précisément la banlieue d'une ville (peu importe sa grandeur, je vise ici autant Laval, banlieue de Montréal, que Lévis et Québec, les banlieues de Sainte-Foy) et que ceux qui n'y habitent pas en connaissent la définition.

Donc, en somme, c'est une phrase que TOUT LE MONDE au Québec peut aisément comprendre, sans mot à vérifier dans un dictionnaire, mais l'image et la façon de la raconter en mots écrits sur une page - ou un écran d'ordinateur, c'est selon - c'est ça, savoir écrire. C'est le ton, l'image, la découpure et la contortion des mots.