Le hockey terminé, il y a un nouveau sujet de l'heure au Québec: le biliguisme de la Fête Nationale! Et ça crie fort dans les chaumières: ''on les endure à longueur d'année, depuis 450 ans, on se fait notre propre fête pour célébrer notre survie vis-à-vis eux, et voilà qu'ils viennent même envahir notre Fête à nous''. Les groupes séparatistes sont en colère!
Peu importe d'où ils viennent et le message qu'ils véhiculent, j'ai toujours bien de la difficulté à ne pas associer les manifestants aggressifs et trop frustrés aux manifestants de droite aux États-Unis (exemple comique ici, un rallye anti-David Letterman). Bon, c'est sûr qu'une manif pacifique et pacifiste, c'est autre chose, mais la colère des anti-groupes anglophones de cet été est telle que, vraiment, elle frôle l'illogisme.
Bon, Nathalie Petrowski aborde un peu le sujet ici, en mentionnant que Simple Plan, Pascale Picard et Céline Dion font tous carrière internationale dans la langue de Men Without Hats, le fait demeure que, depuis 2003, à l'échelle mondiale, la musique canadienne est représentée par ses merdes extrêmes (Nickelback, Theory Of A Deadman, Sum-41, Avril Lavigne, Swollen Members - tous des bons Canadians provenant de l'ouest de Gatineau) et ses véritables artistes dont le travail de recherche est complexe et apprécié (Patrick Watson, Arcade Fire, The Dears, The Stills, The Nymphets, Wolf Parade, les Wainwright (Rufus et Martha), Melissa Auf Der Maur, et j'en passe - TOUS Montréalais.
Autant dans les années 70, c'était les Robert Charlebois, Offenbach et autres Harmonium qui éclairaient notre paysage culturel, autant de nos jours les Anglos de Montréal en sont les phares. On dit que la création et l'art en général se nourissent des douleur et des difficultés; les artistes sus-mentionnés la connaissent: ils vivent en minorité dans la seule vraie ville de leur province qui, elle, est la minorité de son continent. Ils sont une mise en abîme parfaite du monde dans lequel nous vivons tous, en ce nouveau millénaire.
Et il faudrait les refuser dans nos célébrations parce que, comme nous, ils ne 'fittent' pas dans leur environnement? Parce que comme nous, ils sont minoritaires?
Contrairement à leurs parents ou grand-parents, ces artistes de 30 ans et moins ont appris le français à l'école (grâce à la Loi 101); plusieurs, même, se feraient mieux comprendre de la communauté internationale que bien des Québécois pure-laine du fin fond des campagnes, parce qu'ils ont appris un français plus international et neutre à l'école, mais en nous côtoyant, ont aussi appris à apprivoiser notre accent distinct. Je me plais aussi d'ajouter que plusieurs d'entre eux écrivent leur français avec moins de fautes que la plupart d'entre nous.
Parlant de distinct, a-t-on déjà oublié que par deux fois nous avons perdu un référendum sur la souveraineté? Si on n'est pas capables de se convaincre soi-même du bien-fondé d'être maîtres chez soi, au lieu de blâmer ''l'argent et le vote ethnique'', ne devrions-nous pas convaincre l'autre majorité de notre province que, dans le fond, à part la langue, nous sommes tous disctincts, mentalement, du reste du Canada, du reste du continent, de par notre ouverture sur le monde, nos tendances gauchistes, notre côté égalitaire, notre nature à être contre la guerre non-fondée (celle d'Irak me vient en tête, alors que les manifestations étaient plus grosses à Montréal que dans le reste du pays, plus favorable aux invasions barbarres), pour la liberté plus que la sécurité...
Christ, les anglos du Québec, ce sont aussi des Québécois, ils sont bien plus proches de nous que des Torontois. Les Molson et les Bronfman, ce sont les premiers locaux qui ont pris leur destinée en mains aux dépens des Américains. Ils parlent notre langue - celle de l'auto-gérance.
Au lieu de s'en limiter aux slogans, il serait peut-être temps qu'on s'ouvre plus à notre propre monde qu'au monde extérieur, parce qu'à date, on semble porter des oeillères. On pourrait plutôt tenter de les convaincre du bien-fondé de nos intentions - celle d'assurer notre pérennité tout en habitant un pays où il fait bon habiter, où les enfants peuvent avoir une éducation qui a de l'allure, où les malades peuvent se faire guérir, où les élus ne parlent pas de rétablir la peine de mort ou contrer le droit à l'avortement, où on peut tenter de repousser encore plus loin les limites entre les gens et leurs droits, peu importe leur sexe, orientation sexuelle, origine ethnique, religion, opinion politique, langue maternelle.
En attendant, mon pays, ce n'est pas un pays où le français est la langue d'usage, c'est une bande de caves qui préfèrent se battre entre eux pour des conneries et qui acceptent de se faire dire ce qu'ils doivent faire par le premier ministre du pays voisin qui n'a même pas été élu majoritairement. Bravo.
ajout: Patrick Lagacé commente aussi, en fin de texte.
vendredi 19 juin 2009
mercredi 20 mai 2009
Patrick Roy: Montréal ou Colorado (ou ailleurs)?
Excellente idée de Mathias Brunet, de Cyberpresse, ce matin, que de laisser les gens spéculer et donner leur opinion au sujet de Patrick Roy sur son blogue. La question, essentiellement, est de savoir: Patrick Roy, dans la LNH, à Montréal ou au Colorado (ou ailleurs)?
Ma réponse?
Montréal, c'est certain.
Roy carbure à la pression et au risque dans le seul but d'être le King. Et ça, demandez-le à Brian Burke, ça ne se fait pas dans un bled perdu même quand on y remporte un championnat; ça se fait dans une métropole, et c'est encore mieux quand on part de rien.
Dans les annales de la LNH, quand on pense Mark Messier, ce n'est jamais ses 5 Coupes avec les Oilers qui reviennent, même pas en photos, même pas la dernière, sans Gretzky (en fait surtout pas elle). Non, c'est dans le chandail des Rangers, en 1994. Patrick Roy, c'est pareil.
Roy à Montréal, c'est deux Conn Smythe et deux Coupes inattendues et la montée du meilleur gardien au monde. Roy au Colorado, c'est les Red Wings avec un meilleur gardien, c'est un Conn Smythe échappé à Joe Sakic, c'est une défensive où Rob Blake peut jouer sur le 2e avantage numérique, c'est une équipe d'étoiles qui devait gagner à chaque année et ne l'a fait que deux fois, c'est sept trophées Vézina à Dominik Hasek. Son seul fait d'armes aura été d'y battre les Devils de Brodeur en un 7e match en 2001 (la preuve, selon moi, de la supériorité de Roy).
Je ne sais pas pourquoi il est tant mal-aimé par les gens d'ici, surtout que les raisons pour lesquelles on lui en veut le plus, ses sautes d'humeur derrière le banc, sont exactement les mêmes raisons qui font qu'on a tant aimé Michel Bergeron et qu'on le voit dorénavant à chaque soir à la télé.
Donnez-moi quelqu'un qui ne digère pas la défaite, un passionné qui connaît la game de tout ses angles, un gagnant - n'importe quand. Oui, Carbonneau aussi avait gagné. Peut-être le meilleur avant défensif de tous les temps. Mais combien de Conn Smythe? Roy en a 3, un record. Plus que Gretzky, Béliveau, Howe, Messier, Jagr. Ça veut dire qu'il a fait la différence quand ça comptait le plus, le plus souvent. Et il préfère le faire quand les projecteurs sont sur lui.
Il mange du hockey, achète du hockey, en collectionne même.
Il a réussi à convaincre des joueurs et des parents convaincus que la LHJMQ n'était pas le bon endroit où jouer pour un jeune à y aller, dans sa plus grande ville, en plus. Il risque même d'être plus convaincant que Bob Gainey pour attirer les joueurs autonomes pour cette même raison. Et il réussirait sans aucun doute à rappatrier François Allaire pour montrer à nos gardiens comment vraiment bien garder les buts.
Ma réponse?
Montréal, c'est certain.
Roy carbure à la pression et au risque dans le seul but d'être le King. Et ça, demandez-le à Brian Burke, ça ne se fait pas dans un bled perdu même quand on y remporte un championnat; ça se fait dans une métropole, et c'est encore mieux quand on part de rien.
Dans les annales de la LNH, quand on pense Mark Messier, ce n'est jamais ses 5 Coupes avec les Oilers qui reviennent, même pas en photos, même pas la dernière, sans Gretzky (en fait surtout pas elle). Non, c'est dans le chandail des Rangers, en 1994. Patrick Roy, c'est pareil.
Roy à Montréal, c'est deux Conn Smythe et deux Coupes inattendues et la montée du meilleur gardien au monde. Roy au Colorado, c'est les Red Wings avec un meilleur gardien, c'est un Conn Smythe échappé à Joe Sakic, c'est une défensive où Rob Blake peut jouer sur le 2e avantage numérique, c'est une équipe d'étoiles qui devait gagner à chaque année et ne l'a fait que deux fois, c'est sept trophées Vézina à Dominik Hasek. Son seul fait d'armes aura été d'y battre les Devils de Brodeur en un 7e match en 2001 (la preuve, selon moi, de la supériorité de Roy).
Je ne sais pas pourquoi il est tant mal-aimé par les gens d'ici, surtout que les raisons pour lesquelles on lui en veut le plus, ses sautes d'humeur derrière le banc, sont exactement les mêmes raisons qui font qu'on a tant aimé Michel Bergeron et qu'on le voit dorénavant à chaque soir à la télé.
Donnez-moi quelqu'un qui ne digère pas la défaite, un passionné qui connaît la game de tout ses angles, un gagnant - n'importe quand. Oui, Carbonneau aussi avait gagné. Peut-être le meilleur avant défensif de tous les temps. Mais combien de Conn Smythe? Roy en a 3, un record. Plus que Gretzky, Béliveau, Howe, Messier, Jagr. Ça veut dire qu'il a fait la différence quand ça comptait le plus, le plus souvent. Et il préfère le faire quand les projecteurs sont sur lui.
Il mange du hockey, achète du hockey, en collectionne même.
Il a réussi à convaincre des joueurs et des parents convaincus que la LHJMQ n'était pas le bon endroit où jouer pour un jeune à y aller, dans sa plus grande ville, en plus. Il risque même d'être plus convaincant que Bob Gainey pour attirer les joueurs autonomes pour cette même raison. Et il réussirait sans aucun doute à rappatrier François Allaire pour montrer à nos gardiens comment vraiment bien garder les buts.
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jeudi 16 avril 2009
La Fièvre Du Printemps
Bon post de Martin Itfor sur son blogue La Vie Est Une Puck, racontant son pèlerinage au Cimetière Notre-Dame-Des-Neiges, où reposent, sans necessairement avoir la paix, certaines légendes du CH dont Maurice 'Rocket' Richard et Doug Harvey.
Martin est un conteur-né, toujours à l'affût d'une anecdote perdue dont personne n'était au courant, ce qui fait de son blogue une perle à lire à chaque article et ce, même malgré les fautes d'orthographes et de grammaire qu'on peut y retrouver. Au pire, c'est ce qui fait son charme.
Il est aussi un personnage tellement affable et aimable que j'ai eu des dizaines et des dizaines de conversations avec lui, toutes en ligne, depuis quelques années déjà, sans jamais l'avoir rencontré dans la 'vraie vie'.
Un jour, peut-être... qui sait?
En attendant, le printemps est arrivé, il faut ranger nos bottes d'hiver, sortir les fantômes du Temple Du Hockey et, comme à presque tous les ans, faire rager les partisans des Bruins de Boston en leur infligeant une élimination hâtive des séries de la Coupe Stanley.
Martin est un conteur-né, toujours à l'affût d'une anecdote perdue dont personne n'était au courant, ce qui fait de son blogue une perle à lire à chaque article et ce, même malgré les fautes d'orthographes et de grammaire qu'on peut y retrouver. Au pire, c'est ce qui fait son charme.
Il est aussi un personnage tellement affable et aimable que j'ai eu des dizaines et des dizaines de conversations avec lui, toutes en ligne, depuis quelques années déjà, sans jamais l'avoir rencontré dans la 'vraie vie'.
Un jour, peut-être... qui sait?
En attendant, le printemps est arrivé, il faut ranger nos bottes d'hiver, sortir les fantômes du Temple Du Hockey et, comme à presque tous les ans, faire rager les partisans des Bruins de Boston en leur infligeant une élimination hâtive des séries de la Coupe Stanley.
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dimanche 1 mars 2009
Un Pas Dans La Bonne Direction
Ainsi donc, Marc-André Grondin a remporté hier soir le César du meilleur espoir masculin, à Paris.
Mille fois bravo. Ces soi-disant Oscars français ne sont pas faciles à gagner. Surtout quand on est étranger. Encore plus quand on est nommé dans la même catégorie qu'un autre comédien du même film, ce qui, habituellement, divise le vote.
On a redemandé à Grondin si cette victoire le ferait considérer aller habiter en France, et il a répondu être tanné des chambres d'hôtels et des valises et qu'il payait encore son condo à Montréal.
Croisons-nous les doigts: un condo, ça se vend assez bien, et il aura bientôt les moyens de s'en acheter un à Paris.
Mille fois bravo. Ces soi-disant Oscars français ne sont pas faciles à gagner. Surtout quand on est étranger. Encore plus quand on est nommé dans la même catégorie qu'un autre comédien du même film, ce qui, habituellement, divise le vote.
On a redemandé à Grondin si cette victoire le ferait considérer aller habiter en France, et il a répondu être tanné des chambres d'hôtels et des valises et qu'il payait encore son condo à Montréal.
Croisons-nous les doigts: un condo, ça se vend assez bien, et il aura bientôt les moyens de s'en acheter un à Paris.
jeudi 5 février 2009
Quebecor Persiste Et Exige Que L'On Signe
Drôle d'histoire que celle du congédiement de Michel Vézina par Ici, journal hebdomadaire gratuit appartenant à Quebecor. Sans trop se le cacher, le journal admet du bout des lèvres que le chroniqueur littéraire a été remercié de ses services pour avoir refusé de céder ses droits d'auteur et droits moraux à son employeur, qui aurait alors pu, contre son gré et sans le payer davantage, publier ses textes dans d'autres publications appartenant au géant de la désinformation.
Comme, par exemple, dans le Journal De Montréal, actuellement en lock-out. Comme dans le Journal De Québec, lock-outé pendant deux ans. Même dans leurs revues à potins si besoin est et qu'un conflit de travail finit par y sévir.
Vézina ne voulait pas servir de scab, et a perdu son emploi à cause de ses principes. Au moins il peut se regarder dans le miroir sans avoir honte, contrairement aux cadres de l'empire de Pierre-Karl Péladeau, qui semblent inventer de nouvelles façons de berner les gens à chaque jour. Ils voudraient avoir 20 magazines et 20 journaux qui contiennent les mêmes textes que les gens achèteraient en plusieurs exemplaires et qui seraient analysés à deux stations de télévision et 20 stations de radio qui offrent la même programmation avec les mêmes animateurs pour ensuite pouvoir vendre le tell-all book autobiographique avec leur compagnie d'édition qui feraient de la promotion à leurs deux stations de télé et leurs 20 stations de radio et qui foutteraient les encarts publicitaires dans leurs 20 revues et 20 journaux pour ne finir que payer qu'une poignée de personnes en suçant tout l'argent de la province.
On croirait que la fin approche, que le fond du gouffre soit à la portée, que l'implosion ne pourrait tarder... mais ça empire à chaque semaine avec un nouveau scandale de contrat d'exclusivité et de cession de droits - parce que tout le monde qui manque de couilles les signent et se ferment la gueule, alors que dans une société de 7 millions d'habitants et des centaines d'artistes et seulement trois groupes médiatiques privés qui offrent de la visibilité en plus de la télé et la radio d'État, ce devrait être les créateurs qui auraient le ''gros boutte du batte'' comme dirait Stéphane Richer.
Mais pour faire son cash avec un peuple de brebis, faut bien que leurs modèles directs en soient aussi. C'est sûrement aussi la raison pour laquelle on ne voit pas Arcade Fire à TVA, pourtant un grand groupe à réputation internationale - parce qu'eux, non seulement ils ne se soumettront pas à ces âneries, mais ils peuvent aussi très bien s'en passer, de TVA et de Quebecor World, puisqu'ils jouent à la BBC et à Saturday Night Live et réussissent à bien vivre en dehors de notre simili-star-système miniature qui s'entre-mange, s'auto-récompense et s'accouple entre lui-même à temps plein.
Il en faut plus, des artistes qui ont un colonne vertébrale solide, des Jean Leloup hors normes et imprévisibles, des Colocs qui abordent des sujets et enjeux sociaux importants. Ça fait presque 10 ans maintenant qu'on vit dans un abîme de Sylvain Cossette et de Marie-Mai. Sacrament!
Au moins, il y a encore des journalistes qui se tiennent debout. Bravo, M. Vézina.
Comme, par exemple, dans le Journal De Montréal, actuellement en lock-out. Comme dans le Journal De Québec, lock-outé pendant deux ans. Même dans leurs revues à potins si besoin est et qu'un conflit de travail finit par y sévir.
Vézina ne voulait pas servir de scab, et a perdu son emploi à cause de ses principes. Au moins il peut se regarder dans le miroir sans avoir honte, contrairement aux cadres de l'empire de Pierre-Karl Péladeau, qui semblent inventer de nouvelles façons de berner les gens à chaque jour. Ils voudraient avoir 20 magazines et 20 journaux qui contiennent les mêmes textes que les gens achèteraient en plusieurs exemplaires et qui seraient analysés à deux stations de télévision et 20 stations de radio qui offrent la même programmation avec les mêmes animateurs pour ensuite pouvoir vendre le tell-all book autobiographique avec leur compagnie d'édition qui feraient de la promotion à leurs deux stations de télé et leurs 20 stations de radio et qui foutteraient les encarts publicitaires dans leurs 20 revues et 20 journaux pour ne finir que payer qu'une poignée de personnes en suçant tout l'argent de la province.
On croirait que la fin approche, que le fond du gouffre soit à la portée, que l'implosion ne pourrait tarder... mais ça empire à chaque semaine avec un nouveau scandale de contrat d'exclusivité et de cession de droits - parce que tout le monde qui manque de couilles les signent et se ferment la gueule, alors que dans une société de 7 millions d'habitants et des centaines d'artistes et seulement trois groupes médiatiques privés qui offrent de la visibilité en plus de la télé et la radio d'État, ce devrait être les créateurs qui auraient le ''gros boutte du batte'' comme dirait Stéphane Richer.
Mais pour faire son cash avec un peuple de brebis, faut bien que leurs modèles directs en soient aussi. C'est sûrement aussi la raison pour laquelle on ne voit pas Arcade Fire à TVA, pourtant un grand groupe à réputation internationale - parce qu'eux, non seulement ils ne se soumettront pas à ces âneries, mais ils peuvent aussi très bien s'en passer, de TVA et de Quebecor World, puisqu'ils jouent à la BBC et à Saturday Night Live et réussissent à bien vivre en dehors de notre simili-star-système miniature qui s'entre-mange, s'auto-récompense et s'accouple entre lui-même à temps plein.
Il en faut plus, des artistes qui ont un colonne vertébrale solide, des Jean Leloup hors normes et imprévisibles, des Colocs qui abordent des sujets et enjeux sociaux importants. Ça fait presque 10 ans maintenant qu'on vit dans un abîme de Sylvain Cossette et de Marie-Mai. Sacrament!
Au moins, il y a encore des journalistes qui se tiennent debout. Bravo, M. Vézina.
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vendredi 23 janvier 2009
Les Québécois Et L'Argent
Ça n'a pas l'air de faire bon ménage. Ou peut-être est-ce seulement notre passion quasi-sportive, notre propension au chialage...
En tous cas, plus tôt aujourd'hui, Patrick Lagacé a écrit un blogue relativement informatif (quoique plus du genre ''revue de presse'' que ses textes habituellement plus drôles et sarcastiques) sur les négociations rompues au Journal De Mourial. Son ancien employeur, mais il n'y a aucun conflit d'intérêt, la sortie de la nouvelle prime, et si les journalistes ne pouvaient plus écrire sur les domaines qu'ils connaissent, ils seraient tous aussi mauvais que Franco Nuovo de toute façon.
S'ensuivit une série de commentaires ''virils'' et aggressifs sur les demandes exagérées des syndicats - surtout en ''période de crise économique'' - tous aussi prévisibles qu'aveuglément anti-travailleurs et pro-multi-nationale-qui-fait-donc-pitié (à laquelle je viens d'envoyer mon CV, d'ailleurs, pour écrire en anglais dans un hebdomadaire anglophone de Montréal que je ne nommerai pas mais qui parle de moi et de mon festival, UnPop Montréal, chaque année).
Les gens semblent oublier qu'on parle du même employeur qui a laissé ses journalistes en lock-out au Journal De Québec pendant, quoi, deux ans (?) pendant lesquelles le journal était quand même publié, avec des articles piqués aux autres journaux de la multinationale et aux agences de presse. Un patron qui part toujours en guerre contre ses employés dans l'espoir de créer un précédent juridique qu'il imposerait alors à tous ses employés.
Mais on a toujours chialé contre nos employés riches, jamais contre les employeurs. José Théodore, à 3 millions par année, c'était un pourri de la pire espèce, un traître, mais le Canadien de Montréal, lui, qui a les moyens de le payer autant parce qu'il amène à l'équipe des revenus dix fois plus élevés, c'est bien correct. En plus, le propriétaire est Américain, c'est normal qu'on lui appartienne, c'est dans nos gènes. Et on oublie que 3 millions, c'est pour 100 matchs, plus des dizaines d'apparitions publiques, 200 pratiques, et de l'entraînement sur-ou-hors-glace pour 300 des 365 jours de l'année (le commun des mortels, ici, travaille moins de 250 jours par an et son emploi se limite à aller au travail puis en repartir, pas y retourner 3 fois dans la même journée, des heures supplémentaire à la maison et visiter des enfants malades aux quatre coins de la province dans ses temps libres).
Là, la compagnie qui fait le plus d'argent et qui est la plus visible au Québec, qui nous sert des merdes à la télé, à la radio, en librairies, dans les épiceries avec leurs revues pour attardés mentaux et dans les journaux remplis de sang, de sexe et de sport (les 3 'S' du Succès!) - la compagnie qui est peut-être la plus abrutissante au monde auprès de la société qui la fait vivre - offre des conditions de travail bien en-deça du contrat de travail qui vient à échéance... et l'opinion publique est du côté des ''éleveurs de mongols'', comme le dit si bien la philosophe et critique sociale Stéphanie Ouellet??? C'est à n'y rien comprendre. Ou, en fait, c'est une preuve que leur travail de débilisation fonctionne trop bien.
Patrick Lagacé réplique bien dans son second blogue du jour, où il note la jalousie et l'envie des gens et explique très clairement au commun des débiles les raisons derrière le refus du syndicat de signer une telle entente suicidaire.
Il est surprenant de constanter que, cette fois, les commentaires sont généralement positifs, réfléchis et que les esclaves du patronat se font ou bien plus discrets sur ce billet ou sont enterrés par ceux qui expriment le bon sens.
Mais pour combien de temps?
J'y veille.
P.S.: désolé de n'avoir pas écrit autant sur mon blogue francophone que sur celui en anglais ou celui (trilingue) que je partage avec mon ami/correspondant pseudo-mexicain Alexandre Beaudoin-Duquette où nous partageons notre point de vue sur l'avenir plutôt morbide de notre espèce et relevons certaines absurdités de la vie contemporaine... je n'avais aucune raison de négliger le blogue francophone, si ce n'est que j'ai l'impression de perdre ma capacité à écrire dans le langue de Steph Carse et Roch Voisine, capacité qui semble empirer et s'enfuir de jour en jour.
En tous cas, plus tôt aujourd'hui, Patrick Lagacé a écrit un blogue relativement informatif (quoique plus du genre ''revue de presse'' que ses textes habituellement plus drôles et sarcastiques) sur les négociations rompues au Journal De Mourial. Son ancien employeur, mais il n'y a aucun conflit d'intérêt, la sortie de la nouvelle prime, et si les journalistes ne pouvaient plus écrire sur les domaines qu'ils connaissent, ils seraient tous aussi mauvais que Franco Nuovo de toute façon.
S'ensuivit une série de commentaires ''virils'' et aggressifs sur les demandes exagérées des syndicats - surtout en ''période de crise économique'' - tous aussi prévisibles qu'aveuglément anti-travailleurs et pro-multi-nationale-qui-fait-donc-pitié (à laquelle je viens d'envoyer mon CV, d'ailleurs, pour écrire en anglais dans un hebdomadaire anglophone de Montréal que je ne nommerai pas mais qui parle de moi et de mon festival, UnPop Montréal, chaque année).
Les gens semblent oublier qu'on parle du même employeur qui a laissé ses journalistes en lock-out au Journal De Québec pendant, quoi, deux ans (?) pendant lesquelles le journal était quand même publié, avec des articles piqués aux autres journaux de la multinationale et aux agences de presse. Un patron qui part toujours en guerre contre ses employés dans l'espoir de créer un précédent juridique qu'il imposerait alors à tous ses employés.
Mais on a toujours chialé contre nos employés riches, jamais contre les employeurs. José Théodore, à 3 millions par année, c'était un pourri de la pire espèce, un traître, mais le Canadien de Montréal, lui, qui a les moyens de le payer autant parce qu'il amène à l'équipe des revenus dix fois plus élevés, c'est bien correct. En plus, le propriétaire est Américain, c'est normal qu'on lui appartienne, c'est dans nos gènes. Et on oublie que 3 millions, c'est pour 100 matchs, plus des dizaines d'apparitions publiques, 200 pratiques, et de l'entraînement sur-ou-hors-glace pour 300 des 365 jours de l'année (le commun des mortels, ici, travaille moins de 250 jours par an et son emploi se limite à aller au travail puis en repartir, pas y retourner 3 fois dans la même journée, des heures supplémentaire à la maison et visiter des enfants malades aux quatre coins de la province dans ses temps libres).
Là, la compagnie qui fait le plus d'argent et qui est la plus visible au Québec, qui nous sert des merdes à la télé, à la radio, en librairies, dans les épiceries avec leurs revues pour attardés mentaux et dans les journaux remplis de sang, de sexe et de sport (les 3 'S' du Succès!) - la compagnie qui est peut-être la plus abrutissante au monde auprès de la société qui la fait vivre - offre des conditions de travail bien en-deça du contrat de travail qui vient à échéance... et l'opinion publique est du côté des ''éleveurs de mongols'', comme le dit si bien la philosophe et critique sociale Stéphanie Ouellet??? C'est à n'y rien comprendre. Ou, en fait, c'est une preuve que leur travail de débilisation fonctionne trop bien.
Patrick Lagacé réplique bien dans son second blogue du jour, où il note la jalousie et l'envie des gens et explique très clairement au commun des débiles les raisons derrière le refus du syndicat de signer une telle entente suicidaire.
Il est surprenant de constanter que, cette fois, les commentaires sont généralement positifs, réfléchis et que les esclaves du patronat se font ou bien plus discrets sur ce billet ou sont enterrés par ceux qui expriment le bon sens.
Mais pour combien de temps?
J'y veille.
P.S.: désolé de n'avoir pas écrit autant sur mon blogue francophone que sur celui en anglais ou celui (trilingue) que je partage avec mon ami/correspondant pseudo-mexicain Alexandre Beaudoin-Duquette où nous partageons notre point de vue sur l'avenir plutôt morbide de notre espèce et relevons certaines absurdités de la vie contemporaine... je n'avais aucune raison de négliger le blogue francophone, si ce n'est que j'ai l'impression de perdre ma capacité à écrire dans le langue de Steph Carse et Roch Voisine, capacité qui semble empirer et s'enfuir de jour en jour.
mardi 16 décembre 2008
Réjean Tremblay Contre-Attaque
Oui, ses téléromans sont un peu cheaps. Oui, il frôle la sénilité, il affectionne les filles trop jeunes pour lui, il est snob et malgré qu'il soit multimillionnaire (et s'efforce toujours de défendre d'autres multimillionnaires), il fait tout pour éviter de payer des taxes quand il achète des encyclopédies usagées à L'Échange.
Et, oui, ses chroniques ressassent toujours les mêmes sujets. Mais il y a des sujets qu'on croyait pouvoir éviter une fois les années 60 terminées, une fois deux référendums passés (quoique pas 'passés'), une fois la Nation Québécoise acceptée au Canada Anglais.
Mais non, le racisme latent du Good Ol'Canadian envers le Québécois moyen refait surface, encore au hockey. Cette fois, c'est Pat Quinn, cet ancien entraîneur-chef des Maple Laughs de Toronto, maintanant à la barre de Team Canada aux championnats mondiaux junior, qui affirme que les joueurs du Québec ne sont pas assez 'mâles' pour être les égaux de leurs collègues des autres provinces.
La ministre de l'éducation, des loisirs et du sport au Québec, Michelle Courchesne, réagit ici. Le commissaire de la Ligue de Hockey junior majeur Du Québec, Gilles Courteau, réagit ici. Ronald King, de La Presse, est égal à lui-même, ici.
Mais cette fois-ci, c'est le vénérable (et vétérable) Réjean Tremblay qui remporte la palme de la meilleure défense, qui est en fait l'attaque, tout en recyclant le même texte sur la Race qu'il nous sert depuis une dizaine d'années au moins, qu'il rafraîchit de certains paragraphes pertinents à chaque fois. Un deux pour un, quoi.
J'aurais ajouté que La Belle Province a fourni à la Ligue Nationale la plupart de ses durs-à-cuire, de Donald Brashear à Georges Laraque en passant par Peter Worrell, Jean-Luc Grand-Pierre et André Roy, ainsi que des joueurs qui ''vont dans le traffic'' comme Sidney Crosby, Steve Bégin, Maxime Lapierre et François Beauchemin, ainsi que des joueurs complets qui n'ont pas peur de se battre et de frapper, comme Vincent Lecavalier, qui est aussi fort, talentueux et un meneur-né que Jarome Iginla...
Et, oui, ses chroniques ressassent toujours les mêmes sujets. Mais il y a des sujets qu'on croyait pouvoir éviter une fois les années 60 terminées, une fois deux référendums passés (quoique pas 'passés'), une fois la Nation Québécoise acceptée au Canada Anglais.
Mais non, le racisme latent du Good Ol'Canadian envers le Québécois moyen refait surface, encore au hockey. Cette fois, c'est Pat Quinn, cet ancien entraîneur-chef des Maple Laughs de Toronto, maintanant à la barre de Team Canada aux championnats mondiaux junior, qui affirme que les joueurs du Québec ne sont pas assez 'mâles' pour être les égaux de leurs collègues des autres provinces.
La ministre de l'éducation, des loisirs et du sport au Québec, Michelle Courchesne, réagit ici. Le commissaire de la Ligue de Hockey junior majeur Du Québec, Gilles Courteau, réagit ici. Ronald King, de La Presse, est égal à lui-même, ici.
Mais cette fois-ci, c'est le vénérable (et vétérable) Réjean Tremblay qui remporte la palme de la meilleure défense, qui est en fait l'attaque, tout en recyclant le même texte sur la Race qu'il nous sert depuis une dizaine d'années au moins, qu'il rafraîchit de certains paragraphes pertinents à chaque fois. Un deux pour un, quoi.
J'aurais ajouté que La Belle Province a fourni à la Ligue Nationale la plupart de ses durs-à-cuire, de Donald Brashear à Georges Laraque en passant par Peter Worrell, Jean-Luc Grand-Pierre et André Roy, ainsi que des joueurs qui ''vont dans le traffic'' comme Sidney Crosby, Steve Bégin, Maxime Lapierre et François Beauchemin, ainsi que des joueurs complets qui n'ont pas peur de se battre et de frapper, comme Vincent Lecavalier, qui est aussi fort, talentueux et un meneur-né que Jarome Iginla...
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samedi 13 décembre 2008
Foglia Et La Culture
Des fois, y'a des vieux de la vieille qui l'ont, qui ont ensuite des passages à vide, laissent croire qu'ils sont finis, puis reviennent en force.
Il y a quelques années, deux, peut-être cinq, j'entrevoyais la fin de Foglia. Trop de chroniques sur ses chats avec un semblant de métaphore sur la vie humaine dedans, qui vire cheap assez rapidement; trop de réponses aux lecteurs chialeux; pas assez d'opinions et de développement intéressant.
Depuis au moins un an, par contre, rien à redire. Qu'on soit d'accord ou pas, il défend ses opinions avec ardeur, il est divertissant, il mord un peu.
Aujourd'hui, il est hilarant. Je l'aurais pris un peu plus méchant et sarcastique, mais il ramasse ''ce film'' français et ce qui passe pour la Culture de nos jours. Bon coup.
Il y a quelques années, deux, peut-être cinq, j'entrevoyais la fin de Foglia. Trop de chroniques sur ses chats avec un semblant de métaphore sur la vie humaine dedans, qui vire cheap assez rapidement; trop de réponses aux lecteurs chialeux; pas assez d'opinions et de développement intéressant.
Depuis au moins un an, par contre, rien à redire. Qu'on soit d'accord ou pas, il défend ses opinions avec ardeur, il est divertissant, il mord un peu.
Aujourd'hui, il est hilarant. Je l'aurais pris un peu plus méchant et sarcastique, mais il ramasse ''ce film'' français et ce qui passe pour la Culture de nos jours. Bon coup.
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Pierre Foglia
lundi 8 décembre 2008
Les Conservateurs Aiment Mieux Lire Les Journaux Que Sauver Des Vies
Ça va sûrement passer dans le beurre, donc un lien de plus qui renvoit vers cette nouvelle-là est un pas de plus vers l'obtention d'un gouvernement qui se soucie et travaille pour les citoyens qui l'élisent.
L'Associated Press a en effet mis la main sur un document de 53 pages qui démontre que pendant la crise de la listériose qui a frappé l'industrie des viandes au Canada, le gouvernement conservateur a passé autant sinon plus de temps à se soucier de la couverture médiatique et du ton critique qu'elle a pris que de trouver une solution au problème qui a coûté la vie à au moins 20 personnes.
Donc, prendre des notes pour te souvenir de qui t'a traîté de cave pour pouvoir lui en crisser une plus tard, c'est plus important que faire ta job et aider les gens.
En 2008, faut être doublement cave pour penser comme ça, puisque la presque totalité des articles sont disponibles jusqu'à la fin des temps sur internet; une recherche Google une fois la crise passée aurait pu permettre de prendre ces notes...
Soit dit en passant, j'aime bien que ce soit une agence de presse qui sorte cette nouvelle et non un journaliste en particulier, ça ajoute au charme de l'histoire...
L'Associated Press a en effet mis la main sur un document de 53 pages qui démontre que pendant la crise de la listériose qui a frappé l'industrie des viandes au Canada, le gouvernement conservateur a passé autant sinon plus de temps à se soucier de la couverture médiatique et du ton critique qu'elle a pris que de trouver une solution au problème qui a coûté la vie à au moins 20 personnes.
Donc, prendre des notes pour te souvenir de qui t'a traîté de cave pour pouvoir lui en crisser une plus tard, c'est plus important que faire ta job et aider les gens.
En 2008, faut être doublement cave pour penser comme ça, puisque la presque totalité des articles sont disponibles jusqu'à la fin des temps sur internet; une recherche Google une fois la crise passée aurait pu permettre de prendre ces notes...
Soit dit en passant, j'aime bien que ce soit une agence de presse qui sorte cette nouvelle et non un journaliste en particulier, ça ajoute au charme de l'histoire...
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Ronald King, Toujours Aussi Efficace
Un chroniqueur qui fait toujours beaucoup de sens et qui conserve toujours un haut côté intellectuel sans tomber dans le snobisme, Ronald King m'épate toujours, depuis les 20 ans que je le suis, il ne m'a que rarement déçu.
Sa chronique d'aujourd'hui parle, comme d'habitude, de vrais gens, mais en des termes flatteurs et honnêtes.
J'aime surtout cette citation, par contre:
Sa chronique d'aujourd'hui parle, comme d'habitude, de vrais gens, mais en des termes flatteurs et honnêtes.
J'aime surtout cette citation, par contre:
Voilà comment 'blaster' 3 sujets en même temps, en laissant le lecteur se demander lequel mettre au dernier rang.Si vous ne me croyez pas, à propos du progrès qu'on n'arrête pas, regardez les émissions de poker à la télé, la nouvelle rage. Il y en a une où il n'y a que des femmes, et seulement des très sexy, avec décolletés dans la plupart des cas. On les regarde réfléchir à leur prochain coup...
Quelque chose me dit que cette émission a de bonnes cotes d'écoute. Que voulez-vous, il y en a qui préfèrent Occupation Double ou les spectacles de Lise Dion.
Chacun ses goûts, mais pour le niveau intellectuel des téléspectateurs, il y a de quoi se poser des questions.
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